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De Y cr tenu, par examiner la doctrine de évêque Bérylle et qu'Origène s’y rendit à cette occasion (1). Bérylle avait
prêché une sorte de monarchianisme. Dans la seconde | moitié du 1v° siècle, Titus représenta en Arabie la science ecclésiastique. Ce que nous savons de sa vie se réduit à dèux incidents. Le premier nous garantit l'estime où on le tenait ; car c’est parce qu’il était réputé pour son mérite et Se son influence sur le peuple de Bostra que Julien décida de le bannir (2). S’il y avait depuis longtemps déjà dans la ville une église fortement constituée, il y
restait des païens. Pendant le règne de Constance, ces :
derniers avaient été opprimés, et des idoles avaient ‘été brisées, des temples saccagés. L'empereur envoya, dès son avènement, comme gouverneur, dans l’Arabie Pétrée, un ancien rhéteur, païen déclaré, du nom de Belæos, qui se montra si ferme à soutenir les revendications qu'il avait permis d'introduire contre les auteurs de ces excès, que Libanios crut devoir intervenir auprès de lui en faveur de l’un de ceux qui passaient pour avoir été de ce nombre. Ce chrétien, un ancien magistrat du nom d’Orion, avait falli être écharpé par la foule païenne. Il y eut sans doute des représailles chrétiennes. Julien prétendit les réprimer assez durement — sans faire la balance égale et sans châtier ceux de sa religion qui avaient eux-mêmes dépassé les bornes. L’évêque Titus lui écrivit, pour l’assurer qu’en ce qui le concernait il cherchait à calmer les fidèles et à maintenir la paix. Julien n’en voulut rien croire, et adressa à la population de Bostra une lettre véhémente (3). Il commençait par exprimer son étonnement que les chrétiens se montrassent plus irrités contre lui, qui pratiquait la tolérance, que contre Constance, qui les
avait persécutés. Il déclarait ensuite que les séditions dont
(1) Cf. t. II, p. 478-9.
(3) N° 114 dans l’édition Brpez (52, dan: Henrririx) : cf. Biper, p.124-6 et p.193 ; SozomÈèxr, H. E., V,16 ; Limanros, Ép. DCCCXIX.
TITUS DE BOSTRA 555
a | Her x | se rendaient coupables étaient fomentées par les a busant d’une phrase de la lettre que Titus lui a 4 À écrite, et où l’évêque disait : « Quoique les chrétiens à puissent se mesurer par le nombre avec les Hellènes, nos exhortations les ont tous empêchés de commettre le moindre excès », il ne tenait aucun compte de cette dernière assurance, et ne relevait que l’allusion au nombre des chrétiens, où il affectait de voir une menace à peine déguisée. Il feignait donc de s’indigner contre un évêque : qui, disait-il, calomniait ses ouailles, en attribuant leur 4 sagesse non pas à leur bon esprit, mais à ses conseils. « Puisqu'il vous accuse ainsi », concluait-il, « expulsez-le spontanément de votre ville ». C’est un des exemples les” . plus curieux des sophismes où la passion entraînait Juhen. au moment même où il proclamait en principe que « pour persuader les hommes et les instruire, il faut recourir à la raison, et non aux coups, aux outrages, aux supplices corporels. Je ne puis trop le répéter: » ajoutait-il, « que : ceux qui ont du zèle pour la vraie religion ne molestent, ni n’attaquent ni n’insultent la foule des Galiléens (1) ». La lettre est du 127 août 362, et a été écrite à Antioche. Nous retrouvons Titus évêque de Bostra, sous Jovien. Si donc les gens de Bostra avaient obéi à Julien, teur À | évêque n’avait pas dû s’éloigner beaucoup et ils l'ont : rappelé bien vite. Peut-être même, comme le pense | M. Bidez, l'invitation que leur adressait l’empereur est-. elle restée lettre morte. re Julien était mort le 26 juillet 363. Lorsque son successeur Jovien, en ramenant l’armée, passa par Antioche, il fut. aussitôt sollicité d'intervenir dans les querelles religieuses. | Il reçut une lettre de Basile d’Ancyre et de ses partisans, | tandis qu’à Antioche même se réunissaient, autour d’Acace de Césarée et de Mélèce, les principaux évêques de la région (2). Le second groupe se prononça pour la foi de
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(1) Trad. Bidez, :
2) Socrate, III, 25 ; SozomÈène, VII, 4.