APR E ER ES
(4) Cf, Pirot, ch. vi, vu, vint, (2) Il qualifie souvent leur interprétation de pure fc (ävota),
qu'il ne fallait pas leur attribuer à tous une inspiration | du même degré. Il a reconnu, en se fondant sur la diver-
» sité des charismes dont saint Paul a parlé dans sa pre- * mière Épître aux Corinthiens (1), à côté, ou plutôt aus dessous du don de prophétie, un don de prudence et de sagesse, qui lui paraît plus apte à faire comprendre la à
manière des livres sapientiaux : des Proverbes et de
RS l 2 l’Ecclésiaste. Meur
Un autre mérite de Théodore est d’avoir discerné que … des livres comme le livre de Job ou le Cantique des Can- 4 tiques différaient au moins autant que les écrits sapien- ês tiaux, quoique d’une tout autre manière, du Pentateuque
» cation de sa méthode avait développé en lui se fait re- “ connaître encore à ce trait. Il faut le louer d’avoir toujours
le sens poétique. Son esprit était froid et un peu super- … ficiel. Il n’a rien compris à la beauté du livre de Job, dont l’auteur n’est pour lui qu’un déclamateur, un païen, qui a voulu rivaliser avec les poètes tragiques. Son inter- « prétation du Cantique, qu’il excluait du canon comme > Job, est un peu plus digne d’attention. Assez dédaigneux
… analyse des divers éléments, lyriques ou dramatiques, dont se compose ce poème, qu'Origène, philologue plus …. exercé, n’a pas dédaignée (2). Mais, rejetant tout à fait “ un symbolisme qui lui paraît encore plus ridicule ici … qu'ailleurs, considérant cependant le Cantique comme * une œuvre authentique de Salomon, le considérant comme * . un poème d'amour profane, mais qui, venant d’un tel homme, ne saurait être scandaleux, il a cherché une ne interprétation qui, en excluant le Messianisme, restât honorable pour le roi d'Israël. Il a cru la trouver dans
(1) xx, 8.
(2) Cf. tome II, p. 384,
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