HOT A LTFTTÉRATURE CANONIQUE LES CONSTITUTIONS APOSTOLIQUES
| Bibliographie. — Pour la Didascalie apostolique, fragments du texte %
. grec, dans le Journal of theological studies, 1916-1917 ; édition Ki É ‘ de la version syriaque : P. Bærricner, Didascalia Apostolorum no E syriace, Leipzig, 1854 ; avec traduction en anglais, GiBson, Horæ . semiticæ I, IT, ondes 1903 ; traduction en français : Nav, La
D. Didascalie traduite du syriaque, Paris, 1902 ; 2e éd., 1912;.en-alle- - mand, H. AcmeLis et J. FLEMMING, dans T. U. XXV, 9, 49042700 Fragments de la version latine : Hauzer : Didascaliæ Apostolorum
fragmenta Veronensia latina, Leipzig, 4900. — Voir surtout Funk: Die Apostalische Didascalia et Constitutiones Apostolorum, Pader- [SX = born, 1905 ; Die Apostolischen Konstitutionem, Rottenburg, 1891 ; __— il existe aussi en russe une étude de PROKOSCHEW, Tomsk, 1913 , ? Pour les Canons ecclésiastiques des SS. Apôtres, qu’un seul mn. grec donne intégralement (un Vindobonensis hist. gr. 7) : P. DE LAGARDE, De Reliquiæ juris græci antiquissimi græce (Leipzig, 1856 ; Prrra, : Juris ecclesiastici Græcorum historia et monumenta 1, Rome, 1864 ; » Tu. Scwermann, Die allgemeine Kirchenordnung, en trois Dartiens k / Paderborn, 1914, 1915, 1916; et les éditions de la Didaché de Funk ou de Harnack. | Pour les canons d’'Hipployte, cf. tome Il, p. 360. 144 Pour la constitution Égyptienne, H. Acmeurs, Die æltesien Oil dés vi orientalischen Kirchenrechts T. U: VI, 4, et les livres de Funx et . de ScHERMANN, cités supra. +.
Pour le Testament du Seigneur, éd. Rammanr, Mayence, 1999 ; Funk, : Das Testament unserers Herren und die verwandten Schriftens ? Mayence, 1911 ; C. Scaminr, Gespræche Jesus mit seinen Jüngern, * D ‘dans T. U. XLVIIL, Leipzig, 1919.
4 Pour les Constitutions Apostoliques : édition princeps de TurRIANUS (le jésuite espagnol Fr. Torres), Venise, 1565 ; éd. CoTeLiErR dans “es Patres apostolici ævi, 1, Paris, 1672 (P. G., 1) ; éd. de LAGARDE, PEUPEE et Londres, 1862 ; — surtout Funk, dans le livre cité supra,
5e dat ST re AGEN Mr *% : sx Fe ris ge se:
LA 7
La nécessité de Adheel une Porn stricte aux Ne à : qui peu à peu avaient constitué la discipline ecclésiastique. a produit des écrits assez arides ; ils n’ont, pour l’histoire littéraire, qu’un intérêt médiocre, si l’on excepte le premier spécimen du genre, la Didaché, qui, par son ancienneté et par les caractères très particuliers qu’elle présente, reste très digne d’attention (1). Nous avons dit un mot, à propos d’Hippolyte, de ce que le genre était devenu au 11° siècle. Quand l’Église eut pris son extension et sa forme définitives au 1v°, les essais antérieurs aboutirent à un ouvrage plus considérable, qui est connu sous le nom de Constitutions Apostoliques, et vaut que nous l’analysions ; il est nécessaire que nous mentionnions rapidement ces essais, où l’auteur a pris les éléments de sa compilation.
Le principal, qu’on désigne sous le nom de Didascalie. Apostolique (2), est issu de l’ancienne Didaché, à laquelle il donne plus de longueur et plus de précision, en même temps qu’il l’adapte aux temps nouveaux. L'introduction contient une exhortation générale, après laquelle viennent” des préceptes spéciaux relatifs au mariage, à l’épiscopat, au service divin, aux membres du clergé subordonnés à ‘évêque, aux soins à prendre des orphelins, au jeûne, à. l’éducation, aux hérésies, à la relation entre le christia-" nisme et le judaïsme. Le ton est celui d’un discours, ou, . si l’on veut, d’une instruction ; cette instruction est placée dans la bouche des Apôtres, réunis à Jérusalem. L’ouvrage, rédigé primitivement en grec, ne nous est parvenu intégralement qu’en syriaque ; on a des fragments de la version latine. La date de la composition semble être la seconde moitié du 11€ siècle.
Les Canons ecclésiastiques des saints Apôtres sont également une instruction mise dans la bouche des Apôtres, où chacun prend successivement la parole. La première
(2) Titre complet : Didascalie, ou doctrine catholique des douze Apôtres et des saints disciples de notre Sauveur.
Pa j
partie se relie assez étroitement à la Didaché ; la seconde renferme des prescriptions plus précises, qui s'adressent particulièrement au clergé, mais aussi aux laïques ; comme il arrive ordinairement en ces sortes d’écrits, la morale générale et la discipline proprement dite se mêlent presque constamment l’une à l’autre. Ces Canons
sont regardés comme contemporains des dernières années
du uit siècle ou des premières du 1v® . Ils proviennent probablement d'Égypte ou de Syrie:
La Constitution ecclésiastique égyptienne, dont il ne
reste qu’un fragment assez court en grec et qui n'est.
connue que par des versions orientales, donne des règles
k- sur les ordinations, le baptème , le catéchuménat, diverses
pratiques religieuses. Elle présente avec les Canons d’Hippolyte des rapports assez difficiles à démêler (1). Elle est pour une bonne part la source du Testament de Notre-Seigneur, composé, lui aussi, d’abord en grec, et conservé dans trois versions -6rientales (syriaque,
éthiopienne, arabe), qui, du reste ne remonte qu'au
ve siècle, et même à la fin de ce siècle, sous la forme où nous le lisons. ©
Il est inutile de parler plus longuement de tous ces écrits, où il n’y a guère d’art et où la personnalité de l’auteur apparaît peu. Quoiqu'il en soit à peu près de même des Constitutions apostoliques, elles ont plus d’importance, et il convient de les traiter un peu plus libéralement. Ce sera un moyen d’ailleurs de faire mieux connaître aussi certains des précédents, qui s’y trouvent utilisés.
Elles sont intitulées Règlements ou Constitutions des saints Apôtres (Auatoæyai ou Auaroëes Toy dylwy àroctchuwy. Les Apôtres sont censés réunis à Jérusalem, comme il était de
(1) Cf. Honner, The statules of the Apostles or canones ecclesiastici,
Londres, 1904; E. ScHWARTZ, Ueber die pseudoapostolischen Kirchen-
ordnungen, Strasbourg, 1910 ; Connozzy, The socalled Egyptian Church-
> order and derived documents, fascicule 4 du tome VIII des Texis and
> Studies, Cambridge, 1916. — Sur les canons d'Hippolyte, ci. t. II, p. 260.