LA CONSTITUTION ÉGYPTIENNE
LÉ OAENrEs avec laquelle certaines parties sont ‘en contact plus ou moins étroit ; le plus considérable est
Clément, qui, dans un passage assez mal conservé du
livre VI (ch. 18), est chargé d’envoyer le livre aux Églises. Dans le corps de l’ouvrage, c’est tantôt le collège des Apôtres tout entier qui est censé parler, tantôt Pierre, ou un autre, jusqu’à ce qu’à la fin chacun des treize prenne la parole tour à tour. On voit que les différentes parties diffèrent en quelque mesure par la forme ; elles diffèrent aussi par la nature des éléments que l’auteur s’est appropriés. ;
une adaptation ou un développement: de la Didascatie Apostolique. Le premier livre s’ouvre par une formule
les Gentils croient en le Seigneur Jésus-Christ. Il contient une exhortation générale, assez confuse, fondée au début principalement sur le Décalogue et le Sermon sur la Montagne. La part faite à l’Ancien Testament y est considérable, et l’auteur insiste sur le lien qui l’unit
mais l’accomplir. Imprégné ainsi de l’esprit biblique, et procédant presque toujours par citations, cet auteur est au contraire un ennemi fanatique de la culture profane ; il proscrit la lecture des livres païens (1), qui sont com-
on trouve toujours dans la Bible l’équivalent de ce qui n’est pas condamnable dans leur contenu. Les derniers chapitres donnent des préceptes plus précis, par exemple sur la fréquentation des, établissements de bains, où
(1} Cette condamnation est déjà dans la Didascalia.
doue ne par devenir treize, en s soon saint 6 à Paul. D’autres personnages, leurs disciples, apparaissent à côté d’eux ; ces personnages proviennent de la légende
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Les six premiers livres — il y en a huit en tout — sont
d’envoi : Les Apôtres et les Prêtres à tous ceux qui parmi
au Nouveau : le Seigneur n’est pas venu détruire la Loi,
plètement inutiles, quand ils ne sont pas nuisibles ; car.
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# 4 AU Ê 1 « È femmes et hommes doivent être très rigoureusement | séparés. PES 3 M Les livres sont d’étendue très inégale ; le second est six fois plus long que le premier. On y trouve des règles Par sur le choix des évêques, et ces règles, soit que l’auteur | appartînt à un milieu peu cultivé, soit plutôt qu’il conser- À
prendre un homme instruit, si on le peut, mais le cas est prévu d’un agrammatos, c’est-à-dire d’un homme qui
ses devoirs, parmi lesquels se place au premier rang une indulgence qui l'empêche de chasser trop brutale-
ot
diminuer en rien son prestige, qui est assez grand pour
1 qu’il soit qualifié de: Votre Dieu terrestre après Dieu.
> Des instructions sont adressées aussi au diacre, qui est
É. « l'oreille, l’œil, la bouche, le cœur, l’âme » de l’évêque.
Il est spécifié que les chrétiens doivent éviter de faire LS Ë juger leurs différends devant un tribunal païen, et des règles sont fixées pour le jugement devant l’évêque. Les ; derniers chapitres mêlent des prescriptions si diverses qu'il
est impossible de les résumer. rl Le livre III commence par une réglementation du corps
conduit à revenir au rôle du diacre. Il reprend aussi, EE un autre point de vue, la question de l’ordination des me
valable). EVA, Au livre IV, il est question des orphelins. À propos des secours qui leur sont distribués ainsi qu'aux veuves, . J’auteur donne des avis relatifs aux dons grâce auxquels l’'évèque peut pourvoir à ces dépenses ; il défend qu’on accepte des dons provenant d’une source suspecte. « Le pain donné aux veuves, quand il a été gagné par le
vât intégralement des prescriptions qui ne répondent plus à la réalité, n’exigent que des qualités morales ;ilfaut
ne sait pas lire. L'auteur dicte ensuite au nouvel évêque 8 4-1 AS ARS
ment de l’église ceux qui ont commis trop de fautes et p de les rejeter ainsi dans l’hérésie, le paganisme ou le 5% judaïsme. Cette indulgence voulue ne doit d’ailleurs
des veuves ; ayant parlé des diaconesses, l’auteur est
évêques (nombre d’évèques nécessaire pour qu’elle soit CE