au milieu, se trouve une série de seize, dont
les éléments sont des vers de huit syllabes.
Le second morceau est un Éloge de saint Basile, qui
(1) Haïpacner, Bauer, BARDENHEWER ; Voir la préface de Mercati,
qui signale aussi certains rapports entre Grégoire de Nysse et saints
Éphrem dans l’Oraison funèbre de Pulchérie et dans le De hominis opificio. L’interprétation qu’il convient de donner de ces rapprochements me paraît rester incertaine. Pour me borner au sermon sur
Abraham, j'ai parfois l’impression que le texte de Grégoire est mis.
. en vers à l’aide de chevilles.
VAT A Me Pau
‘suppose la tradition de la visite faite par Éphrem à l’évêque de Césarée. L’authenticité en est aussi pour le moins douteuse. La rhétorique y est encore plus indis-
crète que dans le sermon sur Abraham. Le poème est
composé de 203 strophes, chacune de quatre vers de sept syllabes.
Le troisième poème est un sermon pour la fête de saint Élie, fête qui se célébrait au 30 juillet, et quire- monte, dans l’Église grecque, à une date assez ancienne.
Le parallélisme y est observé avec une rigueur moins
stricte que dans les deux précédents. La combinaison | rythmique est la même que dans le sermon sur Abraham:
du vers À au vers 236 et du vers 335 au vers 484, on a des strophes de quatre vers de sept syllabes ; au milieu, de 237 à 332, vingt-quatre sont formées de vers de huit. La langue est assez barbare ; l’inspiration médiocre. Pas plus que pour les deux poèmes précédents, nous n’avons connaissance d’un original syriaque.
Ainsi les trois textes qui ont seuls été l’objet d’une publication méthodique ne sont pas de ceux dont nous pouvons affirmer sans crainte qu'ils sont l’œuvre d'Éphrem, et il serait imprudent de leur assigner une date trop précise. C’est assez dire que l'historien doit garder encore une sage réserve dans l'examen du problème auquel ce chapitre est consacré. L'existence et le succès des traductions grecques d’Éphrem que Sozomène nous atteste rendent assez probable qu’elles ont
concouru à la transformation de la poésie hellénique.
: Jusqu'où s’est étendue leur action ? quelle part même devons-nous faire, dans les trois textes que nous venons de
citer et dans les textes analogues, à l’esprit sémitique,
ou à la tradition de la sophistique grecque ? autant de questions qu’il est aujourd’hui délicat de trancher dogmatiquement.
SAINT ÉPHRemM 601
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