‹ Histoire de la littérature grecque chrétienneChapitre 174 sur 200 · AUPRES ÉCRIVAINS D’ASIE-MINEURE · texte numérisé non relu

AUPRES ÉCRIVAINS D’ASIE-MINEURE

ASTÉRIOS D’AMASÉE,; AMPHILOCHIOS DÉLCONTUMS NECTAIRE

Bibliographie — AsrtÉrios D’AMASÉE, textes dans P. G.,40 ; sur la biographie, Paorios, Quæstiones Amphilochianæ, 312 dans P.G.,101; ‘cf. Bb. codex 271 ; TrircemonT, Mémoires, et de Bucx dans Acta Sanctorum, Octobre 13, Paris, 1883 ; M. Scamipr, Beitræge zur Lebensgeschichte des À. v. A. und zur philologischen Würdigung seiner Schriften ; M. Bauer, Asterios, Bischof von Amasea, sein Leben und seine Werke, Würzbourg, 1911 ; A. Brertz, Studien und Texte zu Asterius von Amasea, T. U. 40, 1 (1914) ; on trouvera dans ce |: dérnier travail une introduction sur la tradition manuscrite, et en appendice, le texte de deux homélies que ne donne pas la P. G. ; Pédition princeps des homélies 1-5 de P. G. a été donnée par Ps. Rugexs et J. BrANT, à Anvers, en 1615 ; celles des homélies 6-12, par Combefis, Græco-Latinæ Patrum Bibliothecæ novum auctarium ; I, Paris, 1648.

AmPHILoOcHIOS D'lconiumM : TiLLEMONT, Mémoires, t. IX ; — K. Hocr, Amphilochius von Ikonium in seinem Verhælinis zu den grossen Kappadoziern, Tübingen et Leipzig, 1904 ; G. Ficxer, Amphilochiana, Leipzig, 1906; L.Sarrer, La théologie d’ Amphiloque (Bulletin

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de littérature ecclésiastique, 1905) : F. Cavarcera, Les fragments de 4 saint Amphiloque dans P'Halégos (Revue d'histoire ecclésiastique, … 4907) ; textes d’abord dans Comseris, SS. Patrum Amphilochti

[coniensis, Methodii Patarensis et Andreæ Cretensis opera omnia,

Paris, 1644; GazzanDt, Bibliotheca veterum Patrum, VI, Venise,

1770 ; reproduit dans P. G., XXXI; Horr et Ficxer, loc. cit. Necraire, P. G., XXXIX ; RAR CELIE tome III, ls 261.

Astérios d'Amasée. — Amasée est une ville du Pont,

située dans la région montagneuse qui se trouve au sud

de Sinope, et qui confronte la Galatie et la Cappadoce. Elle fait partie du domaine qu'avait évangélisé Grégoire

le Thaumaturge et où, après lui, a rayonné l'influence

des trois grands Cappadociens, Basile et les deux Grévoire. Elle a eu pour évêque, dans les dernières années du

1v® siècle, un des nombreux personnages qui ont porté:

à cette époque le nom fort répandu d’Astérios (1). Astérios ne tient pas habituellement une grande place dans les Patrologies ou dans les Histoires du dogme, et il n'a pris en effet aucune part originale au développement de la théologie. Il mérite d’être mieux traité dans une Histoire de la Littérature. Non pas qu’il soit un grand écrivain ; c’est seulement un bon écrivain de second rang;

mais il présente, avec un certain grossissement, précisément parce qu'il est plus un disciple qu’un maître, certains des traits les plus caractéristiques de l’éloquence.

chrétienne au 1v® siècle. Comme chez Grégoire de Nysse,

on saisit mieux encore chez lui que chez Basile, Grégoire

de Nazianze ou Chrysostome, les influences subies, les

traditions d’écoles, les tendances du goût contemporain. De plus, certaines de ses homélies sont fort curieuses

pour l’histoire des mœurs ou pour celle du culte. Nous ne savons que très peu de chose de sa vie. Dans

son homélie sur l’avarice (Hom. Il), il parle des nombreuses apostasies qui se produisirent pendant le règne de Julien, |

(4) Le plus important avec lui est l’Arien dont nous avons parlé p. 133.

|ASTÉRIOS D'AMASÉE ARE OU

temps que ceux de ses auditeurs. C’est avant 390 qu il

paraît être devenu évêque d’Amasée, où il succéda à Eulalios (1). Vers la fin de l’homélie sur les calendes (H. IV), après avoir parlé des consuls et du privilège qu'ils ont de donner leur nom à l’année, il les plaint d'acheter souvent ce privilège aux prix des dangers que courent tous ceux qui sont revêtus de hautes charges,

. et il fait allusion à de grands personnages qui ont attesté récemment les soudains revirements de la fortune. Il ne nomme personne, mais il semble bien viser Rufin et Eutrope. Ïl a dû vivre jusque dans les premières années du v® siècle ; car Photios nous apprend, sur le témoignage d’une homélie aujourd’hui perdue, qu’il a atteint une grande vieillesse.

Il ne semble pas, d’après les recherches de Bretz (2), qu’il ait existé anciennement un recueil général de ses discours. C’est sans doute par des recueils contenant des homélies, parfois de divers auteurs, classées selon l'ordre des fêtes de l’année rituelle, que nous sont arrivés ceux que nous possédons. Il a donc pu être

. commis des confusions, et en fait certains de ces discours nous sont aussi parvenus sous d’autres noms que le sien, Le tome XL de la Patrologie grecque en contient vingt et un, avec quelques fragments dont l’origine doit aussi être contrôlée. Trois d’entre eux ne sont sérieusement attestés comme d’Astérios que par Photios. L’étude que leur a consacrée Bretz rend d’ailleurs cette attribu-

tion vraisemblable et Bretz lui-même en a édité, pour

Doria première fois, d’après un manuscrit du Mont Athos,

deux autres, qui paraissent authentiques aussi, mais n’ont qu’un intérêt médiocre (3). Les doutes les plus sérieux portent sur sept homélies exégétiques, cinq

(1) Sozouèxe, H. E., VII, 2.

(2) Cf, la bibliographie.

(3) Surtout le premier; le second donne quelques bons exemples des procédés sophistiques auxquels se plaît l’auteur,

en n homme qui évoque ses souvenirs personnels en même

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