‹ Histoire de la littérature grecque chrétienneChapitre 178 sur 200 · PT D · texte numérisé non relu

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prosodie est de qualité El Amphiloque substitue plus fréquemment que Grégoire des dactyles et des ana- | pestes aux ïambes ; il évite en principe l’hiatus ; mais

il allonge très souvent M suherement les voyelles, sur-

tout celles dont la quantité n’était pas marquée par l’écriture (notamment a et 1).

Conclusion. — Nous n'avons évidemment qu’une trop

- faible part de l’œuvre d’'Amphiloque pour être sûrs de

le juger équitablement. [Il semble cependant que la re-

nommée dont il a joui soit due plutôt à son activité

épiscopale qu’à son talent d'écrivain.

Nectaire. — L’excellent homme, qui gouverna honorablement, dans une paix relative, l’église de Constantinople entre les deux épiscopats, aussi brillants que tumultueux, de Grégoire de Nazianze et de Jean Chrysostome, Nectaire, était un Cilicien, originaire de Tarse; il était encore laïque, et revêtu de hautes fonctions civiles, quand Grégoire donna sa démission. La situation était assez délicate. « Il y avait », dit Socrate (1), «un homme nommé Nectaire, de race sénatoriale, de caractère honnête, généralement admiré, bien qu’occupant la charge de préteur ; le peuple s’en saisit et lui imposa l’épiscopat. Les cent cinquante évêques présents sanctionnèrent ce choix. C’est alors que fut prise par eux la décision que l’évêque de Constantinople aurait le premier rang honorifique après celui de Rome, parce que Constantinople était la nouvelle Rome ». La tradition manuscrite attribue à Nectaire un discours prononcé le premier dimanche du Carême, pour la fête de Saint Théodore. La légende de saint Théodore qui s’y trouve rapportée est curieuse. Le préambule, sur la bonté de Dieu, prouvée par la création et l’incarnation, les développements sur le jeûne, sur l’'aumône, sur les riches et les pauvres, qui suivent le récit légendaire, sont dans la manière habituelle de

(1) V, 8 ; Socrate parle encore de Nectaire, V, 10, 18% VI, 2: cf. Sozomène, VIII, 8.

sans aucune ne originale (1 (&.

Es (1) nie prêche une bonne morale ; mais il n’est pas fâché, en contant l’histoire de Théodore, de FAR un moment son pub ic avec quelque naïveté, il lui annonce ($ VII) qu’il va en venir à 1

GE parue la plus piquante de sa narration; c’est bien à peu près le ton.

qu'a pu prendre un homme du monde, élu tardivement à lépiscopat. x comme Nectaire.

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