DINDORF, 1W
(4) GEz7ER, Abhandlungen de l’Académie de Munich, 1091 (texte
grec) ; texte grec et traduction arménienne, éd. Finx, Marbourg,.
(5) Cf. LauomerT, Geschichte des Physiologus, Strasbourg, 1889. —
Négligeons aussi un Commentaire du Cantique des Cantiques, qui est de
Pairon pe CARPASIA.
(6) C£ Hozr, Sitzungsberichte de l'Académie de Berlin, 1916,
46e LA LITTÉRATURE GRECQUE CHRÉTIENNE
‘au moins être mentionnés brièvement à côté de lui (), Triphyllios de Ledræ et Philon de Carpasia.
Triphyllios de Ledræ.— Au chapitre xvrr deson De Viris,
-sainit Jérôme nous dit : « Triphylius, évêque de Ledræ, ville
de Chypre, autrement dite Leucothée, fut le plus éloquent de son âge et le plus célèbre sous le règne de. Constance (2). J'ai lu de lui des commentaires sur le Cantique des Cantiques, et l’on rapporte qu'il a composé beaucoup d’autres écrits, qui ne sont en aucune façon parvenus en nos mains ». Il doit avoir été un tenant très zélé de la culture classique ; car Sozomène nous raconte (3) qu’il scandalisa un jour un de ses auditeurs en substituant, dans un commentaire de Marc, II, 9, au terme de crabbatos (grabat), qu'il trouvait trop bas, celui de skimpous, qui était de bonne époque attique. C’est un exemple de purisme , qui, de la part d’un chrétien, a son intérêt. Philon de Carpasia. — Philon fut, à la fin du siècle, évêque de Carpasia, ville située dans la pointe effilée par laquelle se termine, au Nord-Est, le territoire de ’île de Chypre. Le seul ouvrage qu’on puisse lui attribuer sûrement est un commentaire du Cantique dés Cantiques, qui a été traduit enlatin par l’ordre de Cassiodore, et porte le nom d’Épiphane. Cette version a été publiée par
Foggini en 1750 ; quelques années plus tard, Giacomelli
a fait connaître un texte grec qui ne concorde pas entièrement avec elle et se présente dans l’ensemble sous une forme plus abrégée. Philon avait quelques prétentions à l’éloquence, dont témoigne le préambule assez ampoulé
(1) Ils ne nous sont pas, connus comme hérésiologues à la manière d’Épiphane ; nous les rapprochons de lui ici, un peu arbitrairement, comme ayant vécu dans la même région.
(2) Ces formules de saint Jérôme sont difficiles à traduire et à comprendre. Jérôme ne peut guère prétendre que Triphylius fut le plus éloquent et le plus célèbre de son temps, et, si l’on entend qu’il le fut a AO . Ledræ, l’éloge est mince,