LA LETTRE À EUSÈBE
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invitant à se souvenir de ses | épreuves, ‘l'appelle son : onfrère en Lucien (Evlouuausta), ce qui établit, sans | vonteste, un lien entre sa doctrine et celle du célèbre Lucien d’Antioche, sans que nous sachions, vu l’état de / nos documents, en quoi consistait exactement la dette d’Arius envers Lucien et si Lucien était allé jusqu’à des expressions aussi caractéristiques que. celles qu’Arius
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Autres écrits d'Arius. La lettre à Alexandre. — Écrite à un homme qui partageait ses idées, et à qui il pouvait parler à cœur ouvert, la Lettre à Eusèbe doit nous servir à déterminer la doctrine d’Arius, plutôt que les trois autres textes dont nous disposons encore. C’est d'abord une profession de foi qu’Arius, chassé d’ Alexandrie, soumit à un synode, réuni à Nicomédie par son allié, et F auquel il a donné la forme d’une Lettre à Alexandre. Le texte nous a été conservé par Athanase (De Synodis, 16) et par Épiphane (Hær. 69, 7). Hilaire l’a traduit en latin (De Trinitate, 4, 12 ; 6, 5-6). Il le fait précéder de Ja formule : « Voilà ce da ils (les Ariens) ont écrit au bienheureux Alexandre. » C’est donc une lettre collective, mais à laquelle Arius a dû mettre principalement la . main. Elle évite, comme on peut s’y attendre, d’employer des termes aussi provocants que quelques-uns de | ceux que nous trouverons dans la Thalie. Mais l’essentiel de la doctrine n’y est aucunement dissimulé, comme , ni on en pourra juger par les lignes que voici : « Dieu qui est la cause de toutes choses, est, lui seul et unique, sans commencement. Le Fils, né hors du temps par le fait du Père, créé et fondé avant les siècles, n’était pas avant d’être engendré, mais, né hors du temps avant toutes choses, il doit seul directement son existence au Père. IA
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n’est pas éternel, ni coéternel, ni coïnengendré au Père ; |
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