‹ Histoire de la littérature grecque chrétienneChapitre 22 sur 200 · TA · texte numérisé non relu

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second est aussi attribué à Eustathe d’Antioche.

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‘avaient été réunies en un recueil, qui, au témoignage d’Épiphane (1), comptait soixante-dix numéros. Socrate connaissait deux recueils de réponses adressées à Alexandre, un recueil d’adhésions, et un recueil de protestations favorables à Arius, le premier composé par les soins de l’évêque d'Alexandrie lui-même, le second par ceux d’Arius (2).

Nous parlerons plus tard des Lettres festales d’Atha-

nase ; la coutume de ces lettres, adressées aux Églises d'Égypte par le patriarche d'Alexandrie, existait avant lui ; on en avait encore, de son temps, qui provenaient d'Alexandre (3).

Les sermons ou fragments de sermons, que nous possédons sous le nom d’Alexandre, sont plus difficiles à apprécier ; car nous n’en avons pas le texte original. Mai (4) a publié en syriaque un sermon sur l'âme et le corps et la passion du Sauveur ; c’est un tableau assez noir de la misère de l’homme avant l’incarnation, suivi d’une explication des effets de celle-ci. Le critique qui l’a étudié avec le plus de soin, Krüger (5), y voit une œuvre authentique, avec utilisation d’un ouvrage de Méliton. D’autre part, une traduction copte, inconnue encore de Krüger, l’attribue à Athanase. Quelques autres fragments, publiés par P. Martin (6), ne sont que des bribes, mais paraissent indiquer qu’il a existé un recueil des sermons d'Alexandre.

Un panégyrique de Pierre, évêque d'Alexandrie, conservé en copte et publié par Hvvernat (7), a un caractère

(4) Bibliotheca nova Patrum, XI ; une parte déjà publiée auparavant, d’après l’arabe, par le même Mar, dans le Spicilegium Romanum, AIT.

(5) Zeitschrift für wissenschaftliche Theologie, XXXI. — Buncr, Coptic Homilies, Londres, 1910.

(6) Prrra, Analecta, IN,

(7) Les Actes des Martyrs de l'Égypte, Paris. 1886.

pensé sex ses HAVE ont à “ ES he 17 ni de.

moment où l’arianisme allait renaître de ses cendre

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bliographie. — Sur SAINT AtANR SR Manet. plusieurs études Le : ans le Journal of theological studies (de Wazzis, 1901-1902 ; de CS ER, ibid., et 1905-1906 ; de Laxr, 1903- 1904). — Sur laitra=) 01 uction arménienne, qui dite du milieu du ve siècle : CONYBFARE, | Journal of Philology, 1896 ; éd. de Tasez, Venise, 1899. — Sur es traductions syriaques : Baumsrark, principalement p. M; »ptes : Buper, Coptic Homilies, Londres, 1910. : : CR ® édition des Œuvres complètes, chez Commezin, à Heidelberg, LUE — réédition par J. Prscaror, Paris, 1627 ; Cologne, 1686; » re ’édition Bénéoicrine, due à J. Lopin et à Moon (Part : 1698), reste la plus importante ; — réédition à Padoue, 1777, par IUSTINIANI ; — Mine, P. G., XXV-XXVIII, Paris, 1857, 1886. ’ ctions : de l’Apologie à Constance et de l’Apologie de sa fuite, ‘A dans Frazon (cf. infra) : extraits dans CAvALLERA, cou Atha- |

| 4 nase, Paris, 1908. Re tudes : Frazon, Saint Athanase, Paris, 1877. — MœuLer, Athane 1 ÿ: nt sius der Grosse, Mayence, 1827; 2e éd., 1844, traduit en français par ai ConEex. Paris, 1840, 2e 6d., Biel 1841. — E. Scawanrrz, Zur =. # Geschichte des Athanasius, dans les Nachrichten de l'Académie de J k Gættingue, 1904, 1905, 1908, 1911. — Fn. Laucnerr, Leben des F Athanasius des Grossen, Cologne, 1911.—G. Barpy, Saint Athanase, Paris, 1914 (dans la collection les Saints). — K. Hoss, Studien uber « g ee. das Schrifttum und die Theologie des Athanasius, Fribourg-en- Brisgau, 1899. — A. Srürcekex, Athanasiana (T. U., XIX, 4), : 14 1% je Leipzig, 1899, Lee Biographie. — Athanase devint évèque d'Alexandrie le 8 juin 328 (1) ; il devait rester en CERICE pendant CHE J ,

1e (1) C’est par lui-même que nous savons la date (Historia acephala,

12, et alias). Les sources de la vie d’Athanase sont principalement dans ses écrits : dans le dogument que l’on appelle Histoire ae ‘

d’action ne dnperaite à ne Ro ae Thitore: qu Pa du; jour où il commence à agir, et nous ne savons à peu. “# près rien de ses origines. S'il avait 33 ans au moment de son élection, comme l’assure un panégyrique en copte, du ve siècle, dont une partie s’est conservée (1), il serait né, en 295, à Alexandrie (2). Quelques mots de Grégoire de Nazianze (Or., XXI, 6), nous apprennent tout ce que nous connaissons de son éducation profane et religieuse. Quand Paffaire d’Arius éclata, il était diacre. Il accompagna l'évêque Alexandre à Nicée ; il avait alors 30 ans environ. On peut imaginer qu’il a resta pas inactif. Son élection, en remplacement d'Alexandre, répondit aux vœux de tous ceux qui désiraient que la tradition du Soie adversaire d’ Arius fût sauvegardée.

Nous avons vu que le moment était critique. La revanche de l’arianisme s’opérait. Eusèbe de Nicomédie devenait le maître. Son premier soin-fut de pourchasser ni Dr les défenseurs de l’orthodoxie. Eustathe d’Antioche fut la première victime. Athanase était tout désigné pour subir le même sort. Il réussit cependant à se maintenir

assez longtemps malgré les manœuvres de toutes sortes 1 qui furent dirigées contre lui. En 335, au concile de Tyr, - ses adversaires parvinrent à le faire déposer, et, en 335/6, il fut expédié à Trèves. Après la mort de Constantin ds (22 mai 337), il put retourner à Alexandrie, où il fit sa rentrée le 23 novembre. |

et dont la meilleure édition a été donnée par P. Barrrro Fe langes de Cabrières, Paris, 1899), ainsi que dans la préface du recueil des Lettres festales. Pour la chronologie, cf. E. Scawanrrz, loc. cit, et Loors, Sitzungsberichte de l'Académie de Berlin, 1908. — Outre les études modernes citées dans la bibliographie, voir la Vita de Pédition bénédictine, et PAareBrocx, Acta Sanctorum, Mai, 1, Anvers, 1680. | + (1) Édité dans les Mémoires de l’Académie de Saint-Pétersbourg, 1888. — Sur l'élection, cf. SozomÈne, H. E., II, 17. Elle n’eut peut- F4 © être pas lieu sans difficultés. Cf, Banpy, p. 20-24). 4 (2) Apologie contre les Ariens, 51.

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Ce ne fut pas pour longtemps. Constance se révéla bientôt tout acquis à l’arianisme. Les hérétiques d’Alexandrie s'étaient choisi d’abord un chef dans la personne d’un homme qui avait été des leurs dès la première heure, Pistos. Un successeur officiel lui fut donné ; c’était un aventurier énergique, Grégoire le Cappadocien. Athanase dut s'enfuir, malgré l’attachement que lui gardait la

majorité de son Église. Car Grégoire rencontra une vive

opposition, et il ne put être installé qu'avec l’intervention de la force armée. L’Occident prenait aussi parti pour Athanase ; un synode, réuni à Rome, où il s’était rendu avec Marcel d’Ancyre et avait reçu bon accueil du pape Jules (341), se déclarait en sa faveur ; celui de Sardique, en 343, le reconnaissait expressément comme

le seul évêque légitime. Mais le pouvoir civil maintint

Grégoire jusqu’à sa mort (26 juin 345) (1).

Athanase rentra à Alexandrie en octobre 346, grâce à l’appui de Constant, dont la politique religieuse était contraire en tout à celle de Constance. Mais Constant périt à la fin de janvier 350. Rien ne fit plus obstacle aux volontés de Constance, quand il eut triomphé de l’usurpateur Magnence ; il imposa au concile d'Arles (353) et à celui de Milan (355) une nouvelle déposition d’Athanase, qui fut expulsé, par un coup de force du duc Syrianus, le 9 février 356, et ne se sauva pas sans peine au désert, parmi les anachorètes. Un autre Cappadocien, Georges, fut mis à sa place, le 24 février 357, par un nouveau coup de force ; puis chassé par une émeute, le 2 octobre 358, et obligé de disparaître pendant quelques années. Îl eut la mauvaise idée de revenir à la fin de 361, et fut massacré, dans un nouveau soulèvement, le 24 décembre.

À cette date, l'ennemi acharné d’Athanase, Constance, avait disparu (3 novembre 361). On sait que Julien,

(1) Le 19 mars 340, selon LierzMANx, Zeitschrift für wissenschaftliche Theologie, 1901.

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