‹ Histoire de la littérature grecque chrétienneChapitre 26 sur 200 · RS · texte numérisé non relu

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Prenons d’ abord seulement ceux-là. Le premier est un pose de la doctrine sur l'éternité du Fils et d'tet 3 consubstantielle qu’il forme avec le Père, avec une large part de polémique contre la thèse adverse, celle d’Arius et de ses amis. Les deux suivants, où l’exposé didactique * tient encore une certaine place, ont pour objet particulier l'examen des textes scripturaires invoqués par les Ariens. Le plan n’est ni dans lun ni dans les autres | très rigoureux, quoique la démonstration reste toujours |

D ariuabienens claire et nette. Les idées essentielles d’Athanase, que l’on sent longuement mûries et dont son esprit est tout pénétré, s’expriment avec une abondance | aisée, et reparaissent partout, à tous les stades de la discussion, présentées sous de nouveaux aspects, enrichies de nouveaux détails, toujours identiques à elles-mêmes.

Le début du premier traité montre que les Ariens sont

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n’ont guère trouvé d’abord qu’un partisan, en Dræsecxe. Cf. les deux ouvrages indiqués supra de Hoss et de Srürcken. Kenrmaun, De Sancti Athanasii quæ fertur contra gentes oratione, Berlin, 1913, Ya repris la thèse de Schultze ; Wozpenporr, De incarnatione,. een ges- | chrift van Athanasius, Groningen, 1920, a défendu de nouveau Pauthenticité. c (1) Il en existe des éditions spéciales : celle de Bricnr, Oxford, 1873 ; une autre anonyme, Londres, 1888. k

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a M HOT né DS CPS TN se seul is qu ls ont om Cest 1 sign econnaissent toutes les sectes ; au nom générique de chrétiens, elles substituent le nom particulier de leur initiateur. Athanase raille ensuite la Thalie ni Arius expose la thèse qu’Arius y soutient (1), et dresse en face d’elle la doctrine de Nicée. Il affirme, dit-il, sa foi avec netteté, d’après les Écritures, sans aucune compromission, tandis que ses adversaires sentent si bien le scandale de leur propre doctrine qu’ils Ê ‘appliquent à 4 latténuer, à la masquer, ou à limposer par la une ee ue

l’empereur Constance.

| avec cette énergie ardente et ferme qui est sa marque propre. Il a perçu à merveille le point faible de larianisme, tel qu’Arius lui-même l’a enseigné d’après le témoignage de la T'halie et des Lettres d'Alexandre que nous avons citées (2). Arius prend une position intermédiaire entre Je rationalisme et DAASoRe et cette. PO AEES

ES créature, mais qui D ue dite être distingué 4 | toutes les créatures, puisque, bien qu'ayant eu un com- | mencement, il existait avant les temps ? D'ailleurs, î l’arianisme ruine en son fond le dogme de la Trinité ; la Trinité, selon lui, n *est pas éternelle ; avant elle, il ya bla Monade. Reprochant aux RAT de poursuivre le succès par tous les moyens et de s’adresser principale- ment aux enfants et aux femmes, il reproduit les questions captieuses qu'ils leur posent en des formules dont la simplicité apparente est un appel au gros bon sens. Il répond à l’une de leurs grandes objections. Vous ad- mettez, disaient-ils, deux premiers principes, sans origine, . objection qui sera plus tard le grand argument d'Euno- mios, comme l’argumentation d’Athanase deviendra celle ‘% | de Basile ou de Grégoire de Nazianze. Quant à eux, au

(1) Dans le corps du livre, outre Arius lui- Hi Athanase cite souvent Eusèbe et Astérius.

(2) C£. supra, p. 59 sq.

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contraire, ils osent soutenir que la nature du Fils est soumise au changement (rent), et il suflit de les citer pour les réfuter. Quand ils disent que le Fils, en étant glorifié, a reçu la récompense de son mérite, ils sont aussi près du judaïsme que Paul de Samosate. L’examen de certains textes de saint Paul amène Athanase à célébrer les effets de l’incarnation, sur lesquels il est intarissable. Les Ariens ne savent pas discerner dans les textes scripturaires ce qui s'applique à la nature divine du Fils incarné et ce qui s'applique à son humanité. Chaque fois qu'il est question de devenir, à propos du Fils, c’est de cette dernière qu’il est question, et Athanase distingue ici soigneusement entre le verbe ylyvecfo, devenir, et le verbe yewéu, être engendré, d’où viennent les deux dérivés ayévnros et dyévntos, trop souvent confondus, et que lui-même, au début du traité, emploie encore d’une façon presque équivalente.

Le second livre se relie au premier par une allusion manifeste, comme le troisième se reliera aussi à l’ensemble. Athanase s’étonne que les Ariens n’aient pas trouvé sa première réfutation suffisante et « retournent à leur vomissement ». Mais il sait bien, au fond, qu'il n’aura rien gagné tant qu'il n’aura pas soumis à une critique rigoureuse leur exégèse ; tant qu'il ne leur aura pas enlevé l’arme qu'ils se font du fameux texte, Proverbes, VIII, 22, et de quelques textes analogues. Il se rend très bien compte aussi que le terrain où il va s’engager est dangereux, et il fait précéder cette critique d’une longue préparation. D'abord il cherche à montrer que les Ariens, devant les objections des orthodoxes, reculent peu à peu leur position, et il énumère les retranchements d’où 1l les a successivement expulsés. Il marque de nouveau la contradiction inhérente à l’arianisme, après avoir cité le morceau où Arius sépare le Fils de toutes les autres créatures. Il emprunte à Eusèbe et à Arius un exposé de la théorie du Verbe, intermédiaire entre le Dieu transcendant et le monde ; il montre bien qu’elle n’explique-

ait rien et qu Sn DoUrrat tirer hé neipe sur VUE elle repose une AU à l'infini de l’intermédiaire (1). Ce n’est qu'après avoir repris, à plusieurs points de vue, son propre exposé de la doctrine nicéenne, qu'il se décide enfin à aborder le texte des Proverbes. Il écarte d’abord l'interprétation arienne du mot zr£w par une sorte de question préalable : ce verbe ne peut signifier créer, quand il s'applique à la \ Fi Sagesse, c’est-à-dire au Verbe. C’est à peu près supposer sh le problème déjà résolu. Il. y a plus de souci d’ une méthode rigoureuse dans l’examen du sens que peut rece- - voir xt dans l'Écriture, et dans la recherche d’une … règle qui permettrait de reconnaître en quel cas celle-ci . entend parler de l'humanité du Fils, en quel cas de sa divinité. On ne peut dire cependant que cette exégèse, ni que l'interprétation proposée en fin de compte pour le mot Küpuos éxrisé us aient écarté toutes les difficultés.

4 Athanase lui-même croit nécessaire de les confirmer par | l'appui qu'il lui trouve dans le verset suivant où au

verbe zxritew (créer, selon les Ariens ; fonder ou établir. selon Athanase), est substitué le verbe ex (engen-

drer) ; et quoiqu’en principe il ne fasse qu'un usage mo-

| déré de l’allégorie, il y recourt finalement ici, et il admet,

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en suivant la trace de Clément et d’Origène, qu'ilarrive que l’Écriture ne parle pas ouvertement (rxponsix), .. mais nous présente un sens enveloppé, pour secouer la | paresse de l'esprit et l’inviter à chercher. à Le début du troisième traité résume les A obtenus. Après avoir expliqué Proverbes, VITT, 22, Athanase va examinér d’autres textes, et d’abord Jean, XIV, 10, à USE duquel il cite un mot de l’Arien Astérius, et d’où lui-même, par un rapprochement avec X, 30, tire l'identité de la divinité et l'unité de la substance, en ce qui con- cerne le Père et le Fils. I] éclaire le rapport entre l’un et

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