‹ Histoire de la littérature grecque chrétienneChapitre 27 sur 200 · CREER U ER · texte numérisé non relu

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. (1) Dans l’Apologie contre les Gentils, il semble admettre avec LG moins de réserves la transcendance. re

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l'autre par une comparaison avec l'Empereur et les images de l'Empereur ; comparaison d’une faible valeur, même si nous nous UE le respect que l’on a gardé encore au 1v® siècle, jusqu’après la cessation du culte impérial, pour ces images qu’on ne pouvait insulter sans erime de lèse-majesté. Grégoire de Nazianze ou Basile pourront, à l’avenir, reproduire la comparaison, mais sans lui donner la force probante qu’Athanase lui prête. Il passe ensuiteraux textes de l’Ancien Testament qui proclament en terntes si catégoriques la monarchie, et nie que les Ariens puissenten tirer argument, attendu que, selon lui, ils impliquent simplement la négation du polythéisme. Or, c’est à tort que les Ariens considèrent l’orthodoxie de Nicée comme un trithéisme. N'est-ce pas eux plutôt qui, en réduisant le Verbe à n'être qu'une créature et ensuite en le divinisant, méritent le reproche d'ajouter au Dieu unique un second Dieu ? Ils disent, en se servant de Jean, XVII, 11, que le Père est dans le Fils et le Fils dans le Père comme nous-mêmes sommes en Dieu. Athanase explique avec précaution comment on peut dire que l’homme devient Dieu ; on ne pourra plus, après lui, employer sans les mêmes ménagements les formules dérivées de saint Paul, qui n’avaient pas effrayé Irénée ni même Méthode. Ces considérations l’amènent à des précisions importantes sur la relation de l'Esprit avec les deux autres personnes ; ce n’est pas par lui que se fait leur union. « Ce n’est pas l'Esprit qui relie le Verbe au Père, mais plutôt l'Esprit qui recoit du Verbe (ce lien)... ; c’est le Verbe, comme je l'ai dit, qui donne à l’Esprit, et tout ce que l'Esprit possède, il le tient du Verbe. » Revenant à la polémique, pour accuser une fois de plus 1 Ariens de verser dans le judaïsnre et de ne chercher qu’à flatter Constance, il s’écrie éloquemment : « Nous, à Ariens, nous sommes chrétiens ; oui, chrétiens, et il nous appartient en propre de bien comprendre ce que les Évangiles disent du Sauveur, et de ne pas le lapider avec les Juifs, quand nous l’enten-

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