SP PRIN OÉFÎTRES THÉOLOGIQUES CHU
ses "éitations précédentes, mais qu il a plutôt écartés | dédaigneusement que discutés à fond. Il s’agit d'une argumentation qui, jouant sur la génération divine et la génération humaine, avance que si l'Esprit n’est pas une créature, il est un Fils ; et que le Verbe et lui sont deux 4 frères ; ou bien que, si l'Esprit dérive du Fils, le Père cs Ar un grand-père. Ces subtilités RAR en NN chantaient les Grecs, et les Égyptiens. aussi ; Athanase, qui ne voulait guère les considérer que comme des facé-
tes, est obligé, sur l’insistance de son correspondant, de là les combattre par une réduction à l'absurde et par des preuves scripturaires. La lettre se termine, en réalité, 114 avec le chapitre vir du long morceau en 23 chapitres, à que nos éditions donnent comme un tout ; la doxologie qui se place à cet endroit indique une fin. Les 16 cha
pitres suivants sont un morceau primitivemént distinct, ou plutôt une sorte de post-scriptum ; car ils n’ont pas un début véritablement indépendant (1). Athanase se propose d'y examiner, toujours sur la demande d'un 1108 correspondant qui n’est pas nommé, mais qui est vraisemblablement encore Sérapion, la HÉMOUE 24-32 du chapitre x11 de l’Évan gile de Mathieu, c’est-à-dire le mor WE ceau sur Béelzeboul et sur le blasphème contre le Saint- Esprit, qui ne peut être pardonné. Il rappelle d’abord L HU d'Origène et de Théognoste, selon lesquels
# il s’agit de ceux qui commettent un péché mortel aprés ei le baptème et il la rejette pour des raisons assez fortes. Il y voit lui-même la condamnation des Juifs, qui, non
seulement nient la divinité de Jésus, mais attribuent ses QE œuvres divines à l’action démoniaque. Sa préoccupation
est d’écarter la pensée que peut suggèrer le texte, que le nn Saint-Esprit est supérieur au Verbe, et de montrer, à cet elfet, que le péché qui ne se pardonne pas est commis contre le Verbe ; ce qui lui permet, en terminant sa discussion, de ramener le nom des Ariens et d’insinuer qu'ils
{1) Voir la préface des Bénédictins et les Athanasiana de Srürcrken
[ nt sous 1e coup de cette conda jomme la Lettre aux évêques d’ É gypte et de RE #5 celle sur les conciles de Rimini et de Séleucie (1) date d’un mo-
ment critique, la fin de l’année 359. Elle est d’une grande