‹ Histoire de la littérature grecque chrétienneChapitre 42 sur 200 · ME MÉTRO NUE AT · texte numérisé non relu

ME MÉTRO NUE AT

rvers ; recommande l'union É indique les devoirs réciproques du chef d’u et de ses subordonnés ; donne la liste 4 en montre le lien, et les classe selon leur rang

vertus, ‘Cette lettre présente certains rapports avec les Homélies, et aussi avec un traité attribué à Grégoire de Nysse. Elle a été tout au moins remaniée (1). Deux autres, en À

{ latin, sont encore plus suspectes. k | { A y

Il n’y a guère de doute que les Homélies, au moins sous leur forme actuelle (2), ne soient apocryphes (3) et ne proviennent d’une époque un peu plus tardive. Se rattachent-elles plus ou moins directement à Macaire par quelques-uns de leurs éléments ? Une allusion à __ deux confesseurs, dont l’auteur parle encontemporain (4), … détonne dans l'ensemble. Mais, quoique la langue soit

encore assez classique, le ton est déjà voisin du ton by- zantin (5). Les évocations fréquentes de la cour, du palais impérial (6), l'emploi assez ordinaire de termes latins

| pourraient suggérer que l’auteur résidait à Constantinople ou non loin de la capitale (7). Le Père Villecourt (8) a découvert que l’on retrouvait des morceaux presque identiques dans les Eléments de la doctrine impie des Messaliens tirés de leur livre par saint Jean Damascène, dans son Traité des Hérésies, ainsi que dans un ouvrage |

(1) L. P. Vizecourr, O.S.B., La grande Lettre de Macaire (Revue de l'Orient chrétien, 1920).

(2) Cf. le second article du P. Vizcecourr, cité plus bas. 4

(3) L’authenticité a pourtant été défendue par Gore, Journal of theological Studies, 1906. :

(4) Homélie XXVII, 15 ; peut-être aussi l’allusion aux Perses (XV, 46; XXVII, 22). |

(5) Srrzemavr a déjà pensé à l’époque byzantine.

(6) Parmi les fonctionnaires qu’il mentionne, on trouve les Apocri- . siaires ; le plus ancien exemple du mot cité par Du Cange est tiré d’Istpore DE PÉLUSE (mort en 435). ;

(7) C’est du moins mon impression ; SriLemMAYR a pensé à quelque grande ville grecque ; FLEMMING, à Bostra. À

- (8) Comptes rendus de l'Académie des Incriptions, 1920, p. 250 su cl. À. Wizmanr, Revue d’Ascétique et de Mystique, 4920.

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se Ar de DR da nom de Timothée (vue siècle). Il a émis l'hypothèse que notre recueil d'Homélies n’était pas autre chose que le livre des

à la fin du rv€ siècle. * La secte des Messaliens en effet apparaît vers ce. moment dans les régions de Syrie et de Palestine (1) Mais l’auteur des Homélies répudie parfois toute solidarité avec certaines des thèses qu nous sont données comme

à nulle part il ne se donne comme lui appartenant. Le dernier mot n’est donc pas dit au sujet de ces textes. o

court.

E . Notre auteur est un mystique, dont les vues ne ma 10 quent pas d'intérêt. Il est préoccupé de conduire. les

ascètes à la perfection, qui consiste dans l’union avec Dieu ; et il explique avec un grand souci de précision comment cette union s'opère, par la présence en nous, J'habitation en nous de l’Esprit. Pénétré de certaines 4 pensées de saint Paul, il aime à reproduire l’image du vêtement spirituel que revêt notre corps mortel, qui,

D: - transformé par ce principe intérieur, deviendra le corps

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dant du Sinaï, a été la figure. Il ne veut pas d’ ailleurs ÿ

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glorieux des ressuscités, dont la gloire de Moïse, descen- :

que l’ascète le plus avancé dans la voie du progrès se. ? persuade qu’il a atteint la perfection et ne peut plus | p £ déchoir ; il rappelle fortement que l’essence de notre 4 | nature morale est le libre arbitre, et que nous avons à

54 (1) Sur les Messaliens ou ht ef. Tuéonorer, H, E., IV, 11, ( qui nemme plusieurs de leurs chefs, parmi lesquels il ne fait figurer 3 2 aucun Macaire. \

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à analyser les relations entre les vertus, à montrer qu’elles nt inséparables, à les rattacher toutes à la prière. Ces

ment sous sa plume. Car il se maintient, par la continuité et l’énergie de son élan intime, dans les mêmes

* nl a une imagination vive et variée, et certaines de ses

même thème est toujours repris. Malgré tout, il est monotone, il n’est point très profond ; d’ autres auront plus d’attrait que lui ; mais il a déjà un goût assez délicat de la haute spiritualité et il sait en parler parfois assez ie “heureusement (ri Il y a bien moins de confiance encore à avoir dans lPauthenticité des divers écrits attribués à l’Alexandrin : deux règles monastiques (2), qui ne répondent pas aux conditions de la vie ascétique, au milieu du rve siècle à — l’homélie sur le départ des âmes des justes et des hours ; comment elles se séparent du corps et dans quel état elles sont.

Évagrios du Pont. — Le maître par excellence de la vie ë iscétique, dans la seconde moitié du 1rve siècle, Évagrios, n’est pas un Égyptien, ; originaire de la région #2 Pont, il était le fils d’un prêtre d’Ibora. Mais il à

passé dix-sept ans en Égypte, au désert, et il est naturel

: [est mort à 54 ans (3), en 399 ; ce qui reporte sa naïs- sance à 346. Les relations entre le Pont et la Cappadoce étaient étroites ; il se forma donc à l’école de Basile

ei (1) Sur ce mysticisme, cf. Srorrers, Die mystische Theologie des F tu des Ægypters, Bonn, 1908: et, contre lui, divers ide de STIGLMAYR, dont on trouvera idiot chez Curisr-SrænLin,

p. 1388, note 9,

lautre Macaire, … (3) D’après Parrapius, oc. te

nir une lt Paule contre le démon. nl se plaît ; trois ou quatre idées directrices reviennent perpétuelle-

régions spirituelles ; comme la plupart des mystiques,

homélies ne sont qu'un tissu de comparaisons, où le

ÿ ï ne pas le séparer de Macaire, dont il fut le disciple.

(2) La seconde est attribuée à Sérapion, Macaire, Paphnuce et

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