‹ Histoire de la littérature grecque chrétienneChapitre 45 sur 200 · CURE TAN SN MEN · texte numérisé non relu

CURE TAN SN MEN

(4) ÉPIPHANE, Hær,, 13, 26. — Cf. Jérôme, De’Viris, 99 ; Ep. 70,84. :

| (5) Antiqu. Lect., t. V.

(6) Thesaurus Carisianuss LT

| les Rent D léone n'y étaient pas exposées avec

précision ; l’auteur se bornait à soutenir que ni le corps

qu’on retrouvait dans le manuscrit de Hambourg utilisé par Basnage et dans un manuscrit de Gênes, signalé par Pitra, qui donne un texte plus correct (2), tout un qua-

ternion égaré, qui était venu se mêler aux feuillets du livre de Titus de Bostra sur le même sujet, qu'a publié

de Lagarde (3). C'était le morceau qui manquait,

moins une feuille définitivement perdue (4). Ainsi com-

plété, le traité apparaît, sous un jour plus favorable,

quoique Brinkmann, heureux de sa découverte, en ait

exagéré quelque peu le mérite.

Rien ne subsiste du livre sur les Psaumes ; mais il semble bien, d’après un fragment retrouvé-par Pitra (5), qu'ila

existé un recueil d’Épiîtres de Sérapion, qui en comprenait au moins vingt-trois. Nous en possédons deux, dont l’une, adressée à un évêque nommé Eudoxe, est un billet de consolation assez court, où Sérapion réconforte son confrère par la pensée que la maladie est chose moins

ni l’âme ne sont mauvais par nature, dans une argumentation qui n’a pas un ordre très rigoureux et qui reste assez superficielle. Brinkmann (1) s’est aperçu plus tard”

grave que le péché. L'autre est beaucoup plus longue,

(1) Sitzungsberichie de l'Académie de Berlin, 1894.

(2) Analecta sacra et classica, I.

(3) Titi Bostreni quæ ex opere contra Manichæos edito in codice Hamburgensi servata sunt, Berlin, 1859. Le Manichéisme paraît s’être infiltré de bonne heure en Égypte, où Athanase a compté parmi ses adversaires un magistrat manichéen, Sébastien. C’est en Égypte aussi, et dans les premières années du 1v° siècle, qu’a dû être composé le traité d’'ALexanDREe DE Lycopozis, que Puorios (Contra Manich., 1, u), donne pour un évêque, mais que TiLLEMONT déjà, et, de nos

. jours, BriNkmann (Alexandri Lycopolitani contra Manichæos dispu-

tatio, Leipzig, 1895) ont tenu avec plus de vraisemblance pour un philosophe païen; ce philosophe connaît d’ailleurs bien le christianisme et ne lui est pas violemment hostile,

(4) Une phrase en est citée sous le nom de Sérapion dans le Florilége du manuscrit Coislin 276, folio 139 ; cf. BrINKMANN, loc. cit. (5) Analecta Sacra, II ; Prolég., p. xL.

V'et À ÿ PS

CARTE ee

et très oratoire ;: adressée à des moines, elle fait le panégyrique de la vie ascétique, vie parfaite qui nous détache du vulgaire et nous place bien au-dessus de lui, qui nous rend égaux aux anges, nous débarrasse de tous les soucis mondains (mariage, paternité, affaires), nous donne l’assurance que nous pourrons nous présenter sans crainte au Jugement, et justifie cette réputation universelle dont jouissent maintenant les moines d'Égypte. L'auteur parle d'Antoine et de quelques autres ascètes célèbres, Amoun, Jean Macaire ;ils’excuse d’en parler brièvement ; car il sait que ceux à qui il écrit, ou leurs pères, les ont connus.

Enfin, Wobbermin (Loc. cit.) a publié un euchologe, qu’il a trouvé dans un manuscrit du Mont Athos, et où deux prières, sur trente, la première et la quinzième, portent le nom de Sérapion. Le recueil est suivi d’une lettre sur la Trinité, où l’auteur — tout en exposant une conception assez singulière du Saint-Esprit — défend l’homoousios et combat vigoureusement l’arianisme. La lettre ne porte pas de nom, mais le lien qui la rattache au recueil de prières a permis à Wobbermin d'avancer avec vraisemblance qu’elle est de Sérapion. Les prières,comme le remarque justement l'éditeur, doivent d’ailleurs, en l’ensemble, être considérées moins comme l’œuvre personnelle de l’évêque de Thmuis, sauf peut-être la première et la quinzième, que comme celles qui étaient usitées dans son Église ; elles sont curieuses, notamment par l’utilisation qui est faite dans la prière eucharistique d’une formule de la Doctrine des Apôtres, de même que dans la

Lettre est utilisée l’Épître de Barnabé, ce qui convient à

un Égyptien et à un ami d’Athanase.

Il y a quelques différences de forme entre ces divers écrits. Celui dont l’authenticité est au-dessus du soupçon,

le traité Conire les Manichéens, est écrit dans une langue

qui n’est pas toujours très pure (1) ; le style est meilleur

(1) Par exemple, dès le début:räv... oùx, pour oùdév ; vapor; etc,

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