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peut être mise en Ru avec ke récits FR h d’Athanase, sur lesquels elle semble calquée. Dans d’autres parties de son exposé, Pierre, inspiré par une foi sincère, a trouvé des accents touchants, par exemple dans | les protestations qu’il prête aux fidèles d'Alexandrie (loc. cit., 16-18). Au total cependant, sa Lettre a moins de cou- __ leur et d’éloquence que les Apologies d’Athanase. RL Pierre eut pour successeur son frère Timothée, qui occupa le siège de 381 à 385. Nous avons de lui une courte
Facundus d’Hermiane, et une collection de réponses canoniques (1), qui nous est parvenue avec des commen- taires de Balsamon ; elle n’intéresse que l’histoire du D" droit chnons Une Vie d’Athanase n’a été con- servée qu’en arménien ; une homélie Sur la Vierge Marie à la Salutation d’ Élisabeth a été conservée en arménien et en latin (2) ; une autre sur le Mystère de la présenta” à tion de Jésus au Temple est inédite.
Didyme. Biographie. — En somme, un seul Alexan- D: drin, au 1v® siècle, après Athanase, intéresse l’histoire + littéraire. C’est Didyme, qui ne fut pas un homme d’ac- W tion et ne saurait même être comparé au grand évêque par la vigueur et l'originalité (3) de l'esprit, mais quia continué la plus ancienne et la plus respectable tradition alexandrine : celle de ces savants infatigables qui ont voué leur vie à la recherche du vrai et qui ont uni au culte de la science la noblesse d’une vie pure et désintéressée. L'auteur de l’Histoire Lausiaque (4), Palladius, qui, pendant son séjour en Égypte, s’est rencontré avec li à quatre reprises, en dix ans, nous dit qu'il fut au nombre de ceux qui « dans l’église d'Alexandrie, arrivèrent à la perfection et se montrèrent dignes de la terre des Doux »,
È (1) Le meilleur texte est celui de PrrrA, cf. supra.
Pi
‘4 (2) Edité à Venise, en 1899 ; cf, VARDANIAN, loc. cit. -10 (3) VarRDANIAN, loc. cit.
-< (4) Loc. cu.
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et qu’il mourut à l’âge de 85 ans. D’après la date admise par Dom Butler pour ce séjour (388-400), on peut estimer que Didyme est mort vers 398 et né vers 313. Cette estimation, sans s’accorder exactement avec le témoignage de Jérôme dans son De Viris, ne s’en éloigne pas beaucoup (1).
Didyme eut le malheur de devenir aveugle à l’âge de quatre ans. Séparé ainsi du monde extérieur, obligé de renoncer à l’action, il se tourna tout entier vers l’étude, se faisant lire les livres que son infirmité lui interdisait 1€ - de connaître directement (2), développant sa mémoire, | employant à la méditation les longues heures de liberté qui lui restaient. Il acquit ainsi ce savoir encyclopédique qui le désigna à Athanase pour la direction de ‘l’École catéchétique, dont il fut le dernier maître connu (3). En ss même temps qu’un savant, il fut un ascète, et c’est ce qui lui a valu de figurer, en une des premières places, dans le livre de Palladius. Il vécut dans une cellule, en suivant un régime austère, et en demandant aux exercices d’une piété qui tendait au mysticisme la consolation d’une + disgrâce physique, dont il avoua, au moins un jour, sentir douloureusement la tristesse (4).
| L'œuvre de Didyme, composée d’écrits dogmatiques et exégétiques, était immense. Après avoir énuméré un certain nombre de titres, Jérôme s’est découragé (5) et a conclu par un etc. Nous étudierons d’abord les œuvres
(1) Dom Burzer, The Historia Lausiaca, p. 180. — Le texte de
Jérôme n’est pas établi avec certitude ; cf. Barpy, p. 4.
(2) SozomÈène (H. E., III, 15) rapporte même une tradition selon laquelle il se serait servi de textes gravés en creux, anticipant ainsi sur la méthode Braille.
* (8) La date où il prit possession de la charge ne peut être déterminée sûrement ; les données fournies par Puirrppe DE SIDÉ, dans le fragment sur l’école d'Alexandrie que nous avons déjà souvent cité, restent obscures. Parmi ses disciples directs, est seulement connu cet Ambroise dont parle Jérôme, De, Viris, 126.
(4) Jérôme, Ep., LXVIII 2.
(5) Loc. cit.