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ment, soit partiellement ; nous dirons ensuite quelques mots de celles dont il ne reste plus guère que le souvemir, et nous discuterons enfin le caractère de quelques ouvrages venus à nous sous d’autres noms et que quelques savants lui ont attribués.
Écrits conservés. — Le plus ancien — entre ceux du moins que nous pouvons dater — est le Traité sur le Saint-Esprit, qui est antérieur à 381, date du Traité de saint Ambroise sur le même thème. L’évêque de Milan s’est beaucoup servi de l’ouvrage de Didyme (1), et saint Jérôme, à la demande du pape Damase, en a composé une traduction qui a dû être entreprise vers 384, mais ne fut achevée qu’en 389 (2). Nous ne possédons plus l’ouvrage que dans cette traduction, ce qui oblige les théologiens à une certaine réserve dans l’usage qu’ils en font. La doctrine de Didyme, il est vrai, si elle a été entachée d’ori-
génisme sur quelques autres articles, n’a prêté à aucune
suspicion sur celui de la Trinité. Saint Jérôme, qui, après “avoir été enthousiaste de Didyme, s’est montré plus froid
quand il a commencé à se chamailler avec Rufin, l’a
expressément reconnu ; il n’est pas sûr cependant qu'il
ait partout respecté scrupuleusement la terminologie de l'original.
Après avoir insisté sur l’importance du sujet qu’il va traiter, en citant la parole de l'Évangile sur le blasphème contre l'Esprit, qui ne sera pas pardonné, et après avoir dit qu'il répond, en écrivant son traité, à un désir que lui ont exprimé les fidèles, Didyme introduit l’exposé de sa doctrine en notant, d’une part, que la notion du Saint-
(1) Tæ. ScHermann, Die griechischen Quellen des heiligen Ambrosius in libris III de Spiritu Sancto, Münich, 1902.
(2) La préface, adressée à Paulinien, contient quelques mots assez vifs à l’adresse d’une vilaine corneille qui s’était parée des plumes du paon, et il est fort à craindre que cette corneille ne soit saint Ambroise, que Jérôme n’aimait pas beaucoup. — L’édition principale a paru à Cologne, en 1531 ; le texte se trouve dans le volume 39 de la Patrologie grecque et dans le volume 23 de la Patrologie latine.