livre VI: ce groupe de six livres règle le. compte des
religions polythéistes.
Il faut maintenant justifier les chrétiens, non plus d’avoir renoncé à ces erreurs (la tâche est accomplie), mais d’être passés au judaïsme. Le livre VII expose l’histoire des Patriarches ; le livre VIII, la législation de Moïse, au moyen de la traduction des Septante, dont l’histoire légendaire est racontée, et de copieux extraits de juifs hellénisés. Le IX® et le X® livres tendent à
. prouver que les Grecs ont connu la sagesse des Hébreux ;
qu’au lieu d’avoir tout inventé, ils doivent tout aux Bar-
bares, et la première condition de cette démonstration
est dans l’argument chronologique, qui est développé à la fin du livre X. Ces emprunts, et particulièrement ceux de Platon, les points de contact de la philosophie platonicienne et du christianisme, mais aussi leurs oppositions, forment la matière des livres XI-XIII : dans les deux derniers livres, Eusèbe examine les écoles philosophiques autres que l’Académie. ; 43. — t. III
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De SP A 2 CRETE à LA LITTÉRATURE GRECQUE CHRETI IN. E .
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Je livre a d’abord pour nous la même valeur de source indirecte que l'Histoire. Il est clair d’ailleurs que les documents sur lesquels Eusèbe a bâti son exposé des | doctrines, en particulier des cosmogonies, si précieux qu’ils soient pour nous, sont, en eux-mêmes, de valeur très discutable. L'idée que le symbolisme et l’allégorie ne sont pas primitifs est juste (1) ; mais, en fait, Eusèbe |est, avant tout, préoccupé de l'interprétation philoso- phique des mythes. D’assez nombreuses allusions montrent, dès le début, qu’il pensait presque constamment à combattre Porphyre, et il est assez vraisemblable que | cest à lui déjà qu’il emprunte, au I** livre (2), la for- mule où il condense l'essentiel de la polémique anti-. chrétienne. Il fait preuve d’une certaine largeur d’esprit, dans le jugement qu’il porte sur la philosophie, et no- | yamment sur Platon. Il est vrai qu’il admet la théorie des emprunts,et il est vrai aussi qu’il marque fortement les points où le platonisme entre en conflit avec la foi. Mais il faut lui savoir gré de la modération qu’il garde, même alors, dans son langage. Il a dit, dans le Contre Hiéroclès, qu’il se refusait à diffamer ses adversaires. Au
Platon : « Ce n’est pas pour le discréditer, car j'admire
je le tiens pour ami, et je l’honore ; bien qu’il n’ait pas partagé sur tous les points mes opinions, celles qu'il professe sont. amies et parentes des miennes.» Ce . sont des paroles dignes d’être citées, — et louées (3).
(1) Chapitre 11, 1-4 ; c'est WILAMOWITZ qui a émis l'avis, assez vraisemblable, que ce morceau dérive de Porphyre (Zeitschrift für N.T. Wissenschaft, 1900). ë
païennes consistent en un culte astral.
| tains passages élevés de Porphyre ou d’Apollonios.
La méthode est toujours celle des extraits massifs, et #
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chapitre xvur du XIIIe livre de la Préparation, voici comment il s'exprime, quand il est obligé de condamner
grandement cet homme, et plus que tous les autres Grecs :
(2) La théorie propre d'Eusèbe est que primitivement les religions !
(3) Ailleurs, par exemple, au livre IV, il a pris plaisir à citer cer-
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