‹ Histoire de la littérature grecque chrétienneChapitre 67 sur 200 · POSE PER · texte numérisé non relu

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par la qualité du style. Mais ces mérites n’étaient point.

Parisinus 464 est une copie ; le début du livre I manque dans le

à Pas plus qu'aucun autre ouvrage d’Eusèbe, la Préparation ne se distingue par une composition serrée, nm

ceux auxquels il attachait le plus de prix.

La Démonstration est le complément nécessaire de la. Préparation ; ; Eusèbe a conçu en même temps le plan des deux ouvrages, qui devaient former les parties d’un tout ; le second est annoncé au début et à la fin du premier. La Démonstration comptait vingt livres ; il nous en reste les dix premiers intégralement, avec un fragment du quinzième (1). Après avoir réfuté le polythéisme | païen et montré la supériorité du monothéisme hébraïque, nie ce qui est l’objet de la Préparation, Eusèbe va mainte-

la valeur d’une institution temporaire, qui a fait Ie transition entre l’ère des patriarches et la venue du Christ, et il montrera que le judaïsme a dans le chris- à tianisme son aboutissement nécessaire. La Démonstration est dirigée, en apparence, principalement contre les

Juifs ; en fait, elle vise aussi directement la polémique ne de Porphyre, dérivée, en ce qui concerne les rapports du

judaïsme et du christianisme, de celle de Celse.

Le premier livre explique le dessein de l'ouvrage. Eusèbe y parle des Juifs avec une modération pareille à celle qu’il a observée à l’égard de ses adversaires païens ; ce n’est pas contre eux, dit-il, mais pour eux, qu'il va

(1) La traduction manuscrite dérive du Vaticanus 1456, dont le

Vaticanus, et a été publié pour la première fois par FAgricrus, d’après

un manuscrit du prince Mavrocordato, manuscrit qui a disparu;

pour la traduction indirecte, cf. la préface d’Heixer. Chaque livre est précédé d’un sommaire, et chaque chapitre, à l’intérieur du livre,

d’un intitulé ; selon Heikel, les sommaires peuvent provenir d’'Eusèbe,

non les intitulés. La illaure édition est aujourd’hui celle d’Herxet, tome VI de l'édition d’Eusèbe dans les G. C, S. Pour la date, cf, ScenwanrTz, loc. cit., 1392-3,

É | LA LITTÉRATURE GRECQUE Gens NNE

plaider. Il explique, en termes généraux, la valeur uni- | verselle du christianisme, et le loue d’offrir aux hommes dont la nature est inégale, la possibilité de mettre en pratique la vérité, chacun selon ses forces. Les Apôtres ont donné eux-mêmes aux âmes fortes l'exemple d’une

vie parfaite, mais ils n’ont exigé de la masse que ce qu’on

peut attendre d’elle. Ce christianisme moyen, qui suffit

à la foule, est cependant bien supérieur au judaïsme, et

Eusèbe insiste en particulier sur le rejet de la polygamie patriarcale (1), et celui des sacrifices.

Dans les livres suivants, Eusèbe passe à De des

: prophéties relatives aux principaux articles de la foi ;

d’abord (dans le livre IT), à la conversion des Gentils ; ensuite à la mission et à l’enseignement de Jésus (livre III);

à l’incarnation (livre IV). C'est ce qu’Eusèbe, par rapport au monothéisme juif, appelle la théologie plus mys-

tique. Il explique la double nature du Verbe incarné, avec une introduction sur l'inspiration des prophètes,

comparée à la divination païenne (livre V) ; ces deux

livres (IV et V) éclairaient, en somme, la question des rapports entre le Père et le Fils. Le VI cite et discute les

textes généraux relatifs au séjour du Fils parmi les

hommes, et les suivants passent aux textes particuliers relatifs à la naissance et à l’ascendance du Christ (hvre VIT), à l’époque de sa venue (livre VIIT), à sa prédication et

à ses miracles (livre IX), à sa mort (livre X). On peut

conclure du plan général, indiqué au début du livre Ir, que dans les livres suivants, on trouvait la fin de la discussion sur la passion, l'examen de la résurrection, des apparitions aux disciples, de l’Ascension, de la Pentecôte, du règne du Fils auprès du Père, et de son retour à la fin des temps. Le fragment du XV livre que nous possédons est relatif à Daniel.

Cette fois encore, l'importance principale de l’ouvrage

(1) Avec renvoi à un traité particulier où il avait RE examiné la question (fin du ch. 1x).

Vies Féss

vient des citations de toute espèce qu’il contient tons bibliques d’abord, qui sont fort utiles pour la

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