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reconstitution du texte des Hexaples ; extraits d'auteurs profanes ; extraits de Josèphe (1), etc. Eusèbe n'apporte pas proprement d'idées nouvelles, mais il rassemble toutes celles que les Apologistes antérieurs avaient
émises, et 1l les appuie sur une masse de témoignages plus Eu x
nombreux et mieux liés. Certaines parties ont un intérêt particulier d’actualité ; par exemple la discussion si serrée du livre III, à l’effet de prouver que Jésus n’a pu: être un simple mage (yx), et qu'il est impossible que les Apôtres aient ourdi une conspiration de fourberie, a
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été probablement suscitée par la polémique de Por- :
phyre, et le développement du livre V sur les oracles, par l’essai du même Porphyre pour tirer des oracles une
révélation (2). Les livres IV et V sont indispensables
pour nous renseigner sur la position prise par Eusèbe dans la controverse arienne, sur le fond de sa pensée et les précautions de son langage.
La composition est, comme toujours, flottante dans le détail, nette dans les grandes lignes. Chaque livre commence par un résumé du précédent, qui n’en donne, en réalité, qu'une idée assez imparfaite. Le style est inégal aussi, assez simple dans l'examen des textes
scripturaires, plus prétentieux dans les développements
généraux.
Une dernière fois, Eusèbe a recommencé son entre-
prise apologétique, mais en lui donnant moins d’étendue.
Jérôme (3) connaissait de lui « cinq livres de la Théophanie ». Le même titre est donné par la version syriaque et le catalogue d’'Ébed-Jésu. Les Chaînes parlent d’une
(1) Et de Josèphe interpolé (cf. III, v, la citation du fameux passage sur Jésus).
(2) Dans son livre Sur la philosophie des oracles (ripi rñc tx \oyiwy ptAogowlxc.
(3) De Viris, 81.
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conservée A un manuscrit daté de 1, nous restitue les cinq livres (2).
DE Théophanie signifie manifestation de Dieu. Dans les ‘trois premiers livres, Eusèbe, en se servant largement de la Préparation et de la Démonstration, traite de nou- veau du rôle du Verbe dans la création du monde et dans l’histoire, it érieure nent En à lincarnation. Dans le quatrième livre, il utilise un ouvrage perdu qui avait sans doute pour titre : Sur. l’accomplissement des pro- phéties relatives au Seigneur (3) ; il recommence à puiser dans la Démonstration pour le livre V, où il reprend sa thèse qu’il est impossible de regarder Jésus comme un magicien et les Apôtres comme des fourbes. Il n’y a guère là d’idées nouvelles ; mais la forme présente avec les écrits antérieurs des différences assez accusées. Les * citations sont moins étendues et moins nombreuses. Le ton est plus oratoire, surtout dans les trois premiers livres. L'ouvrage a été écrit, sans aucun doute, après 323 (4), après la victoire de Constantin sur Licinius. Il ‘appartient à la période où Eusèbe, enivré par le triomphe de l’Église, change sa manière ; où l’érudit se transforme en SE ma et la transformation n’est point .
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à son avantage.
La Théophante offre en effet des rapports étroits avec le plus mauvais des ouvrages d’Eusèbe, son éloge de Constantin. On a diversement interprété ces rapports. On a
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(1) Sur ce titre, cf. infra. :
(2) La version syriaque a été éditée par S. Lee, Londres, 1842; % LE en a donné une traduction anglaise, Cambridge, 1843 ; on AE les fragments grecs et une traduction allemande du syriaque dans la seconde partie du tome III de l’édition d’Eusèbe (collection de Griechische christliche Schriftsteller, Leipzig, 1904) ; l’auteur est H. Gressmann ; cf. l’étude du même, dans T. U., XXIII, 3, Leipzig, 1903. Fi
(3) Il est fait allusion à cet ouvrage dans la Préparation, I, mx, 12.
(4) De 333 environ, selon GREssmann, p. 20. |
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