IT TE
est un élève d’ pps: Il CORTE donc de dire un mot, | ;
comme le pense Gressmann, qu’elle est authentique, et a été utilisée dans la Vie. as Les fragments qui nous ont été conservés en grec se sont parvenus par l’intermédiaire de la Chaîne sur saint. Luc de Nicètas d’Héraclée (2). Parmi eux, il s’en trouve un certain nombre qui sont intitulés dans le lemme : : deuTé pas Ocopaysias (tirés de la seconde Théophani) Schwartz (3) a soutenu qu'il y avait eu deux Thé 1 EU phanies d’Eusèbe, la première, celle qui nous a été conservée en syriaque, relative à la première venue du Fils sur cette terre (4) ; la seconde, qui aurait traité du retour si pour le jugement dernier ; cette dermière se distinguerait par une plus grande Rdbote de ton. Les deux ou- Da vrages, différents par le sujet, n’auraient peut- -être pas visé le même public. + Eu L’apologie d’Origène. — En matière d’ exégèse, Eusèbe :
d’ Origène, qu’il composa de concert avec Pamphile, DE dant la captivité de son maître et ami. Jérôme, dans sa polémique contre Rufin (5), s’est appliqué à embrouiller les témoignages relatifs à cette collaboration. Il n’est pas
(1) Cf. HorFmann, dans la préface de l'édition GRESSMANN, p. V1, et Gressmanx lui-même, p. xiv. Quant au titre exact de l'ouvrage d’'Eusèbe sur Constantin, cf. infra. La partie où la Théophanie est utilisée n’est pas comprise dans les quatre livres qui constituent ka Vie proprement dite ; elle constitue une sorte d’appendice. ei
(2) CE Mar, Nova Bibliotheca Patrum, IV ; et SICKENBERGER, Die Lukas-Katene des Nic. von H., T. U., neue Folge, VII. ;
(8) Dans Paury-Wissowa, 1431 et suiv.
(4) De là proviendrait le titre : Théophante évangélique ; il se pourrait FRE qu’il s’expliquât simplement par une confusion avec LE Préparation et la Démonstration.
(5) Adversus Rufinum, 1, 8.
livres, le sixième, ayant été composé par Eusèbe seul après la mort de Pamphile (1). Étant donné les rapports de l’un et de l’autre, on ne risque guère de se tromper, en pensant que Pamphile fut surtout l’inspirateur de l'œuvre, et Eusèbe celui qui l’exécuta.
Il ne nous reste que le premier livre, dans la traduc-
tion de Rufin (2), et une courte analyse de l’ensemble par Photios. L’Apologie était précédée d’une lettre de Pamphile aux confesseurs relégués dans les mines de Palestine, et notamment à Patermouthios ; elle leur était ainsi dédiée. Les auteurs en justifiaient la composition par l’âpreté des adversaires d’Origène, qui, de parti-pris, le considèrent comme hérétique, sans vouloir se reporter aux textes et en peser la valeur ; sans tenir compte de l'humilité avec laquelle Origène déclare si souvent proposer de simples conjectures, qu’il est prêt à abandonner, si un autre trouve mieux. À l’appui de ces observations, ils citent notamment un texte de sa préface sur la Genèse, qui est en effet très significatif. Ils rappellent son ascétisme, sa dignité de prêtre. À ceux qui ont le tort de le juger a priori, sans se donner la peine de le connaître, ils associent ceux qui, tout au contraire, le connaissent trop bien, et le discréditent pour mieux dissimuler ce qu’ils lui doivent. L’ignorance et la vanité se sont ainsi conjurées pour calomnier ce maître de l’Église, sans crainte de scandaliser les païens et les hérétiques, et le mal produit par cette conspiration est tel que les confesseurs de la Palestine eux-mêmes ont besoin d’être rassurés. Eusèbe et Pamphile se proposent de défendre Origène en prenant des exemples dans les ouvrages de lui qui ont été le plus critiqués, en particulier dans le traité des Principes. Ils
citent d’abord la page très importante où, au début de ce
traité, Origène définit la tradition apostolique, et trace la
(1) Evsèse, A. E., NI, 33, 4 ; Jérôme, De Vüiris, 75.1 (2) La traduction de Rurin, est reproduite dans P. G., XVIII ; cf, Puorios, Bb. cod. 118.
ne entre les articles de foi incontestables, et les ma-
tières où cette tradition laisse le champ libre à la recherche. Ils examinent ensuite ce qu'Origène a dit de Dieu le Père (ch. u), du Fils (ir), du Saint-Esprit (1v), de l’incarnation (v), etc. Il faut recourir aux brèves indications de Photios pour se faire une idée des cinq autres livres. Écrits exégétiques. — Tel fut l hommage rendu par Eusèbe à son maître d’exégèse. Voyons-le maintenant appliquer les préceptes qu’il avait puisés dans ses commentaires et ses homélies. Son œuvre exégétique la plus célèbre était un commentaire des Psaumes, attesté par Jérôme (1) et traduit en latin par Eusèbe de Verceil. Montfaucon a publié (2) d’après le manuscrit Coislin 44 (du xe siècle) un commentaire suivi des Psaumes LI-LCV, et d’après un manuscrit de saint Taurin d'Évreux celui de I-L et de LCVI-CX VII ; Mai (3) y ajouta des fragments pris dans les Chaînes, pour CXIX-CL. Il ne faut pas être un critique très expérimenté pour s’apercevoir que toutes les parties de ces publications ne méritent. pas une égale créance. Ce qui se présente avec de bonnes garanties, c’est le commentaire des Psaumes LI-LCV ; pour se servir utilement du reste, 1l est prudent d’attendre que l’exploitation des Chaînes ait donné des résultats plus complets (4). Autant qu’on en peut juger actuellement, il semble que l’on doive surtout louer — et cela n’est pas fait pour surprendre — toute la partie historique ou philologique. L’exégèse n’est pas d’une subtilité aussi grande qu’on est exposé à le craindre ; elle fait une place à l'interprétation littérale,
une place aussi à certains développements homilétiques.
(1) De Viris, 96. Ep. 61, 2.
(3) Collectio nova patrum et scriptorum græcorum, I. Paris, 1706. Reproduit dans P. G., XXIII.
(3) Nova Büibliotheca patrum IV, 1. Rome, 1847. (P. G. XXIV).
(4) Cf. l’article de ScawarTz dans Pauly-Wissowa, et celui de R. Devressse (Chaînes exégétiques grecques), dans le Dictionnaire de la Bible, Paris, 1928, col. 1122-1124), ainsi que du même : Revue
Biblique, 1924, p. 65-81.
ÉCRITS : ExÉGÉTIQUES 20TrS
5 ‘au
des fragments sur J érémie, Ézéchiel, Daniel, les Proverbes, le Cantique. Sont-ils pris à des commentaires ou bien aux écrits apologétiques et dogmatiques d’'Eusèbe, qui font toujours une grande place à l'exégèse ? Il est difficile de le dire (2). Les fragments que Mai a publiés comme appar-
tenant à un commentaire de saint Luc sont ceux qu’on
croit pouvoir attribuer à une seconde Théophante.
Le début de l'Histoire ecclésiastique et les écrits apologétiques d'Eusèbe montrent suffisamment déjà qu’il avait étudié de près les difficultés qui résultent des variantes que comportent les récits des quatre Evangélistes. Il
avait composé un traité spécial, sous le titre de : Questions et solutions relatives aux Évangiles, ou de : Sur le désaccord
des Évangiles (3). Nous en possédons un abrégé, en deux parties. La première, qui comprenait deux livres, était | dédiée à un ami du nom d’Étienne, et traitait de l'enfance
de Jésus (notamment des généalogies) ; la seconde,
‘adressée à un certain Marinus, concernait les récits de
Ja résurrection. Le chapitre vir de la première partie in- dique qu’elle est postérieure à la Démonstration, à laquelle
elle renvoie. L'ensemble témoigne d’une vaste érudition et d’une vive ingéniosité, qui ne sont pas toujours bien employées.
Dans sa Vie de Constantin (IV, 34), Eusèbe parle d’un écrit sur la Pâque, qu’il avait présenté à l’empereur, et oùilse proposait de lui donner une explication approfondie
de cette fête : il cite ensuite la lettre élogieuse que Cons-
tantin lui adressa à cette occasion. La Chaîne sur saint
(1) De viris, 81 ; ailleurs (préface de son propre Comm. sur Isaie, il dit : 15).
(2) Pour ces différents fragments, voir les textes P. G., XXIV ; cf. aussi DEVREESSE, loc. cit.
(8) JÉRÔME, De Viris, 81 ; Comm. sur Math., 1, 16, publiés par Mai, Nova Bb., IV, 1 ; reproduits P. G., XX ; cf. aussi, pour les fragments en syriaque, Baumsrarck, Geschichte der Syrischen Literatur, p. 59.
Lie
dress tn,
sl ointin--t
| mént. Eusèbe y explique d'abordiletare Te et dans
ie il est un symbole du rite chrétien. Il explique aussi le rapport de la mort de Jésus avec les jours des azymes. Le morceau doit sa célébrité à un passage sur l’'Eucharistie, AU a été souvent invoqué, au profit de la nee
FR NE (1). Eusèbe s’y prononce aussi très daté b 0 ee Does la coutume DAC de jose da :
juive. De
Écrits polémiques ou dogmatiques. — Eusèbe, avec ses tendances ariennes, devait naturellement avoir peu do sympathie pour Marcel d'Ancyre. Il assista au concile de Constantinople qui le déposa, et, peu de temps après, | probablement en 336, il composa contre lui un traité en deux livres pour justifier la sentence du concile ; un peu aussi pour venger Astérios, et Eusèbe de Nicomédie, que Marcel ne ménageait pas, ou pour se défendre Juimême ; car il avait reçu quelques horions. Il est done moins modéré cette fois en sa polémique qu'il ne l'avait été dans ses ouvrages GAMES Il reproche à Marcel, non sans raison, de n'être pas très savant en Écriture Sainte, et de mépriser la tradition. Mais ce n’est pas. tout ; il lui attribue des mobiles peu honorables, et en. WA première ligne l'envie. Puis il déclare dédaigneusement | qu’il suflira, pour le réfuter, de le citer, en accompagnant les citations de courtes remarques. Jusqu’à la fin de sa vie, Eusèbe n’a rien tant aimé que manier les ciseaux let faire des extraits. Nous lui devons de connaître passablement Marcel, après beaucoup d’autres (2).
. Après avoir pris pour point de départ, comme on peut s'y attendre, les objurgations que Paul adressait aux
à din ed à LÉ GES
XF
ES
ke Sont
DE