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à sa propre gloire qu’'Eusèbe pense de nouveau, quand 1l rapporte (ch. xxxv) la lettre que Constantin lui a écrite, pour le remercier de son traité sur la Pâque, ou la commande qu’il lui a faite d’un assez grand nombre de manuscrits bibliques. De mème, il avait joué le principal rôle dans la fête des Tricennalia ; et il avait paru en bon rang au concile de Tyr, puis à Jérusalem, où se trans-
portèrent les évêques du concile, pour l'inauguration de
l’église du Saint-Sépulcre. Après le chapitre xLvir, où Eusèbe raconte la réponse sage et modeste que fit Cons-
tantin à un évêque trop flatteur, se trouvent, au con-. à
traire, quelques détails qui relèvent plutôt de l’histoire générale : mariage de Constance (ch. XLIX) ; ambassade indienne (ch. L) ; partage de l’Empire entre les trois fils de Constantin, — sans qu'Eusèbe prononce le nom de ses neveux, Dalmatius et Hannibalius, ‘qui venaient, quand il mit la dernière main à son ouvrage, d’être massacrés par la soldatesque. Le chapitre Liv, où se trouve la seule ombre au portrait glorieux que l’évêque de Césarée a tracé de son cher empereur, convient assez mal à un panégyrique. Eusèbe y confesse que Constantin a eu, dans ses dernières années, une indulgence trop débonnaire ; il a lâché la bride à des fonctionnaires trop cupides, et, trop souvent, il s’est laissé duper par des hypocrites qui ont joué devant lui les bons chrétiens. Les derniers chapitres (L1v à la fin), après avoir mentionné l’homélie que prononça Constantin peu de temps avant sa maladie et le projet d’une expédition contre les Perses, bientôt interrompue par des négociations, décrivent la basilique des Apôtres à Constantinople, et racontent la mort de l’empereur, après son baptême, le 29 mai 337, jour de la Pentecôte.
Ainsi les thèmes traités sont assez conformes à ceux qui sont familiers au panégyrique, mais non pas strictement. Le ton est presque partout oratoire, Mais l’ou-
rentre, au contraire, fort bien dans le plan primitif. C’est.
JS vrage n Peut pas un discours, c'est Are té (D) en q | FIRE livres, et, à partir du second livre, il fait une très large
A place, comme presque tous ceux d'Eusèbe, aux docu- h
“ ments. La méthode d’Eusèbe redevient sa méthode | habituelle. Seulement il ne cite, en ce qui concerne la légis- : Mlilation de Constantin, que des textes triés en vue de sa
thèse. La politique religieuse de l’empereur a été beaucoup plus complexe que ne le laisseraient soupçonner ses 1 dires, et devait l’être nécessairement, vu les circonstances. Une PIE période de transition devait s’écouler, avant qu’on pût voir, à la fin du siècle, Théodose commencer contre le paganisme la guerre Tee qui 4 fe À l’anéantira.
Mais on peut croire qu'Eusèbe nous donne de la religion personnelle de l empereur une impression juste. Sur | * Jes origines, de sa conversion, le récit qu'il fait dans la
ns.
NE < Vie diffère sensiblement de celui que présentait l’Histoire D. ecclésiastique, où on ne trouve pas encore mentionné, on
Je sait, le Labarum. Eusèbe affirme tenir de l’empe- LA reur lui-même tout ce qui concerne la vision et la fa-
brication de l’insigne (2), et nous devons admettre la __ possibilité qu’une transformation plus ou moins inconsciente se soit opérée dans la mémoire de celui-ci, au cours du long délai qui est intervenu entre l'événement et la confidence. Par ses réticences mêmes, par ce qu’il y a de tendancieux dans l'exposé, la Vie de Cons- __ tantin est d’ailleurs pour nous très instructive, et nous a ‘où aide mieux qu'aucun autre texte à comprendre le | caractère d’une période où s’est nouée entre l'empire et l’église cette étroite alliance qui, après les persécutions de Dioclétien, de Galère, de Maximin, ne pouvait qu'être saluée par les chrétiens avec enthousiasme, quoiqu’elle dût
ot. presque immédiatement révéler les dangers nouveaux “+ ; qu’elle-mêmè était capable de susciter.
ARE à ête É | (1) mpayuarela, a dit lui-même Eusèbe ; cf. supra, p. 208 note 2. nu 2) L, 28. |
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