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ae appelle ainsi de très sérieuses réserves, il ds gs faut se garder d’aller jusqu’à suspecter Eusèbe de falsi- Res
a me de Contents Cons der ea) comme document
fication préméditée de documents. Les critiques se sont montrés fort partagés en présence de ceux qui vi dE trouvent insérés et il faut reconnaître que l'examen en est. pe délicat. Crivellucci n’hésitait pas à accuser Eusèbe de li
avoir remaniés ; d’autres ont soutenu qu’ils avaient été t si interpolés ou entièrement fabriqués après Eusèbe, en. vue de favoriser la politique suivie par Constance, en la faisant patronner par son père (1). Si l’on devait accepter l’une de ces deux hypothèses, la seconde, sous sa forme la 4 plus modérée, aurait plus de vraisemblance que la pre- A
sont de valeur très inégale, et les raisons contraires données par Heikel, dans l'introduction de son édition, sont ) loin d’être sans force (2).
La mêmeincertitude règne surl’authenticité du Discours à l'assemblée des Saints, qu'Eusèbe promet de joindre à son ouvrage (IV, 32). Nous ne le discuterons pas en détail, puisqu'il s’agit d’une harangue qui, si elle est vraiment de A l'empereur, a été prononcée en latin, et ne peut nous ; Ne: être parvenue que sous la forme d’une traduction (3), Mais il faut dire quelques mots de deux autres appendices qui accompagnent la Vie. 1
(1) Criverzuccr, Della fede storica di Eusebio nella vita di Constan- $ ME tino, Livorno, 1908 ; Pasquazr, Hermes, 1910 ; J. Maurice, Bulletin de la Société des Antiquaires, 1913 ; P. Barrrroc, Bulletin d’ancienne 8 Littérature et d'Archéologie chrétiennes, 1914. E ÿ
(2) On s’est posé une autre question au sujet de la Vie de Constantin ; : 1p on a voulu voir dans le texte même, — enlaissant de côté les documents __ l'indice de retouches. Eusèbe aurait composé l’ensemble dans LCA l’interrègne, et les deux mentions relatives à la proclamation des trois fils de Constantin comme Augustes, qui sont l’une I, 1, 15, et l’autre IV, 68, 3, auraient été introduites postérieurement, après le pronunciamento où périrent Jules Constance et les neveux de Constantin. ÿ
C’est possible, sans être certain, et ce n’a pas une grande impor— ER tance. N (ose è a Fr (3) Cf. l’introduction de Heixez, p. #1 et suiv., et la bibliographie AU
donnée par lui,
Edit
Le premier est le Discours qu’'Eusèbe prononça, dans le palais de Constantinople, le 25 juillet 335, pour le trentième anniversaire de l'avènement de Constantin. L’ora-
teur s’est fort appliqué, et, malgré beaucoup de verbiage
et de déclamation, peut-être avons-nous là sa meilleure
harangue. Le style, très paré d’ailleurs, tantôt de citations
d’'Homère, tantôt de réminiscences de Platon, tantôt d’autres colifichets sophistiqués, a une certaine fermeté. L'idée générale est, comme dans la Vie, que Constantin a voulu être en toutes choses le Serviteur de Dieu. Au monarque qui règne dans le Ciel, aidé de ministres dont le premier est son Verbe, correspond sur cette terre l'empereur, associant ses fils à son pouvoir, et disposant, au-dessous d’eux, de toute une hiérarchie de fonc-
tionnaires dévoués. Le discours se rattache au genre des
discours Royaux (fBasüuxot) de la littérature profane, dont nous trouvons chez Dion de Pruse des spécimens très
instructifs. Mais le souverain idéal y est peint avec des
traits empruntés à l’Écriture et à la croyance chré-
tienne, quoiqu'il en subsiste, en cette image, qui viennent
du platonisme ou du stoïcisme. À cette définition générale du bon Prince, s’ajoutent des considérations plus particulières, qui sont tirées d’une COS OS et d’une
‘arithmétique pythagoriciennes (1), et associées à des spé-
culations sur la Trinité divine, destinées à donner une valeur particulière au chiffre 30 (3 X 10), et par conséquent à la fête du trentième anniversaire. La dernière partie du discours (VII à X), célèbre la double victoire que Constantin, soutenu par la protection du Ciel, et s’abritant sous le signe de la Croix, a constamment remportée contre les Barbares, et contre les Démons (2).
Le second morceau a été confondu à tort par la tradition avec le premier et il est encore publié dans l’édition de Heikel sans en être séparé, quoique Heikel ait
(1) Cf. surtout le chapitre VI.
(2) Certains ouvrages antérieurs d’Eusèbe sont utilisés parfois,
au début et surtout et vers la fin (Hist. eccl. Théophanie).
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