HP4183; (2) P. 142 B
(3) Fin de 169 et commencement de 170.
d rielles » (1) ; la Mère des Dieux est « la source des Dieux intelligibles et créateurs qui gouvernent les Dieux vi- Sibles » (2), et la fable obscène qui nous conte leur aven- ee
ture n’est plus que le voile d’une morale ascétique. St
La théologie compliquée de Julien comporte en effet < une morale qui prêche le détachement des sens et la purification de l’âme. Sa foi prend, dans la prière qu ee
termine le discours V, et, en d’autres endroits, l'accent d’une piété sincère, Mais cette fusion d’une philosophie JS mystique avec la vieille croyance hellénique à la divinité ae ss des astres, rajeunie par son association avecle culte de ds Mithra, était tout à fait incapable d'émouvoir les âmes | a que subjuguait la majestueuse simplicité du mono
théisme et qu’attendrissait l’adoration du Verbe incarné mort pour le salut des hommes. Le christianisme offrait, pour unir l’homme à la divinité, des moyens plus simples et plus élevés que les opérations théurgiques de Jam- QU blique et de Maxime d’Éphèse. Le monde doutait de plus | en plus de l'efficacité des sacrifices sanglants, et les hécatombes que multiplia Julien ne soulevèrent que du dégoût.
Bien qu’il leur fût très supérieur, sinon par l’art de la composition et du style (3), du moins par la vigueur de la pensée, Julien a exercé beaucoup moins d'influence L'EES sur les écrivains chrétiens contemporains qu’Himérios, re Thémistios et Libanios. Il ne fut pour eux que l’Apostat A auquel on ne pouvait pardonner. On ne lut guère que son LR livre Contre les Galiléens, et sans doute ce livre même Lee n’eut que peu de lecteurs, en dehors de ceux qui, comme : A Apollinaire de Laodicée, Théodore de Mopsueste, Phi-. | lippe de Sidé,et, plus tard, Cyrille, se proposèrent de le réfuter.
{3) Le style de Julien est d’une correction assez remarquable pour l’époque ; voir l’étude de l’abbé F, Bourencer, Essai critique sur la syntaxe de l’empereur Julien, Paris, 1922. — Voir aussi, du même,
L'empereur Julien et la rhétorique grecque, dans les Mémoires et Travaux des Facultés catholiques de Lille. fascicule XXXIT, 1927.