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couver ; ou quand il veut, avec plus ou moins de raison d’ailleurs, faire appel à l’hyperbate pour expliquer le sens d’une phrase obscure. Mais il n’admet pas que les eaux inférieures et les eaux supérieures puissent désigner les anges ou les hommes, ou bien les vertus théoriques et les vertus pratiques.
À l'égard de la philosophie profane, l’attitude de Basile est double. Il professe, bien entendu, quand il doit faire une déclaration de principe, ce mépris pour la folle sagesse de ce monde (1) qui était de règle depuis saint Paul, et il répète au besoin ces lieux communs sur les contradictions des philosophes que les Apologistes du n° et du 11 siècle avaient empruntés aux sceptiques, sans épargner même les sciences auxquelles les Grecs avaient su donner le plus de solidité, comme les mathéma-
tiques ou l'astronomie. Mais déja l’on peut noter
que ces attaques ou ces railleries sont relativement modérées. Il est plus intéressant de constater qu’en pratique il fait fréquemment usage de ce savoir étendu et varié qu’il avait acquis à Athènes. Il n’abuse pas du recours au mystère, de l’appel à la toute-puissance divine. Sans doute, ilne peut pas ne pas dire que la cosmologie de Moïse est seule vraie, parce qu’elle est seule d’origine divine, et il proclame aussi, que, quand nous ne réussissons pas à découvrir l'explication d’un de ses éléments, « la simplicité de la foi doit l’emporter sur les preuves logiques (2) ». Mais il cherche à l’élucider rationnellement, en s'inspirant des théories des philosophes, et l’esprit élevé qui est le sien s’exprime bien dans cette déclaration : « l’étonnement que nous inspirent les plus grandes choses ne diminue nullement quand nous avons découvert la manière dont elles se sont produites (3). » La foi reste au-dessus de la science,
(1) Par exemple, Hom. III, 6.
(2) Hom. I, 10.
(3) Ibid,