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ments que nous rencontrions dans l’œuvre oratoire de
mélies ne entente 1 accents ji plus véhé- À v
Basile. Qu'on lise par exemple, dans la sixième, le morceau où, comme dans le discours contre l'usure, il oppose à la peinture du riche, victime de sa richesse dont il 1 0NE devient incapable de jouir, celle du pauvre, qu’il repré- 1à sente réduit à vendre ses enfants comme esclaves : PUS k
« Comment mettre sous tes yeux la souffrance du PAU “x
Le pauvre passe en revue sa maison, et il voit qu’il n’a à put
pas d’or, qu’il n’a aucun moyen de s’en procurer ; son ne FA mobilier et ses vêtements sont tels que peuvent être “fe ceux d’un pauvre; ils valent à peine quelques : Que fera-t-il ? Son regard tombe enfin sur ses enfants ;
il pense que, s’il les mène au marché, il trouvera ‘unie remède contre la mort. Imaginez maintenant le confit} 5 entre la contrainte de la faim et le sentiment paternel. LA L’une le menace de la mort la plus lamentable, et Ne la nature, faisant contre-poids, le GENTAIE) mourir avec a ses enfants. [Il se met en marche; il s’arrête à plusieurs : reprises ; enfin la nécessité, le besoin invincible l’emportent. Quelles sont alors les hésitations du père ? Lequel vendrai-je le premier ? se dit-il. Quel est celui La. que le marchand de blé préférera ? Vendrai-je l’aîné ? Mais je voudrais respecter son privilège. Le plus jeune?
Mais j'ai pitié d'un âge qui n’a pas encore le sentiment du malheur ? » J’arrête la citation ; l’art est peut-être M un peu trop visible ; la rhétorique a mis sa marque sur nie
la prosopopée du père, et la recherche du pathétique est poursuivie avec quelque outrance, à la manière des sophistes. Mais l’émotion est sincère, profonde, et la gravité du moment explique qu’elle soit PES à son PSE paroxysme (1).
(1) Hom. VI, &. Un autre morceau où les procédés de la rhétorique sont également visibles, et, du reste, employés fort habilement, est A la description (ecphrasis) de l’affamé, Hom. VIII, 7. — Un morceau A 4 fort brillant, et moins artificiel, est celui du luxe des femmes dans EU l’'Homélie VII, 4.