‹ Histoire de la littérature grecque chrétienneChapitre 89 sur 200 · FLO A · texte numérisé non relu

FLO A

souvenirs propres : « Que ceux qui ont vu le martyr dans leurs songes, se souviennent de lui ; que ceux-là en fassent autant qui sont venus en ce lieu (1) et ont obtenu par lui la réalisation de leurs vœux ; et ceux-là qui l'ont invoqué sans quitter leur maison et qu'il est allé trouver au milieu de leur travail ; et ceux qu’il a guéris de quelque infirmité ; et ceux à qui il a rendu leurs enfants déjà morts ; et ceux dont il a prolongé la vie. Réunissez tout

cela, et faites en commun son éloge. » Manière ingénieuse

de rappeler ses miracles et la reconnaissance qu ’ils doivent inspirer. Mamas était un simple berger ; impossible donc de le louer selon les traditions de l'éloge profane ; — voici revenir le thème que nous avons trouvé dans les deux dis-

cours précédents. « Mamas n’a pas d’ancêtres ; il est un ancêtre. » Puis Basile décrit la vie du berger, appuyant sa

description d'exemples bibliques, ceux d’Abel et de Moïse. Il ne dit rien de précis sur le martyre et termine par une fin théologique, qui semble dirigée contre les Anoméens.

En somme, l'éloge de Mamas est celui de ces trois discours

qui contient la plus forte part d'instruction. Une tendance apparaît à tourner le panégyrique au sermon. Basile

semble prêt à s'engager dans la voie qui sera celle de Bossuet.

Les Traités. — Nous avons de Basile trois traités d’inégale importance, le petit ouvrage sur la lecture des auteurs profanes, classé à tort dans nos éditions parmi les homélies diverses avec le n° XXII ; et deux écrits beaucoup plus considérables ; trois livres contre Eunomios, et le livre sur le Saint-Esprit.

Discours adressé aux jeunes gens, sur la manière de tirer

(1) Le sermon est donc prêché auprès du tombeau — Allard, III, 142 ; 258-9,

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