‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 108 sur 267 · Liv. VI, cil. 16-18, 2. Liv. VT, ch · texte numérisé non relu

Liv. VI, cil. 16-18, 2. Liv. VT, ch

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du stylereproduitparfoisjusqirau caractère particulier du peuple auquel appartient roratour. Voyez IViphore Sthénélaïdas, coupant court aux délibérations de l'assemblée par une rapide allocution et déclarant qu'il faut faire la guerre. N'est-ce pas la brusquerie du soldat, la rudesse et le laconisnne du Spartiate ?

Je ne comprends rien aux discours verboux des Athéniens; ils se sont beaucoup vantés eux-mfimes, mais jamais ils n'ont prouvé qu'ils uc. font point 'le lort à nos alliés et au Péloponèse. Kli ! vraiment, si alors ils ont bien a^i à l'égard dr's Perses, et si aujourd'hui ils agissent mal envers nous, ils méritent un double cliiUiment, puisque de bons ils sont devenus méchants. Mais nous, et alors, et aujourd'hui, nous restons les mêmes; et quant à nos alliés, si nous sommes sages, nous ne soufTrirons pas qu'on les offense, et nous n'attendrons pas pour les venger, car il n'en sont plus à attendre pour souffrir. D'autres ont beaucoup d'argent, de vaisseaux, de chevaux ; nous, nous avons de bons alliés qn'il ne faut pas livrer aux Athéniens. Ce n'est point une affaire à décider par un arbitrage et par des paroles, car ce n'est point en paroles qu'on les offense: mais il faut les venger sans retard et avec toutes nos forces Kt qu'on ne vienne pas nous enseigner qu'il nous convient de délibérer, quand on nous. insulte ; c'est plutôt à ceux qui vont insulter autrui qu'il appartient de délibérer longtemps. Opinez donc pour la guerre, Lacédémoniens, comme il est digne de Sparte; ne laissez pas les Athéniens grandir. encore^ ne trahissons pas nos alliés, mais avec l'aide des dieux, marchons contre d'injustes agresseurs ^

Nous avons insisté à dessein sur les discours de Thucydide ; ils sont en effet une partie importante de son œuvre et contribuent à lui donner son caractère politique. C'est surtout à cette école que doit se former l'homme d'État ; ce sont tant de pensées profondes, tant de vues sur la paix, sur la guerre, sur le maniement des hommes, sur les causes de la grandeur et de

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