‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 11 sur 267 · Ch. VIF · texte numérisé non relu

Ch. VIF

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Musée. — Musée à qui, dit-on, Orphée adressait cette belle définition de la divinité, est, comme lui, ignoré des anciens poètes de laGrèce. Son nom veut dire «l'homme inspiré des Muses»; ce n'est peut ôtre qu'un symbole. 11 se rapporte surtout aux mystères d'Eleusis. Les Athéniens faisaient remonter jusqu'à lui l'origine du culte sacré de Démêter (Gérés), qui a fait la célébrité de ce bourg de l'Attique.

Eumolpe. — Nous avons déjà cité l'aède thrace Eumolpe, qui avait pour père Neptune et pour mère Chioné, la fille du vent du Nord. Ce nom, qui signifie « le bon chantre » est encore allégorique. On donnait ce chantre pour l'ancêtre des Eumolpides, famille sacerdotale d'Eleusis, chargée, dès les premiers temps, des plus importantes fonctions du culte de Gérés.

Chrysothémis. Olen. — Gitons encore le chantre Cretois Chrysothémis, qui vint s'établir à Delphes et qui est l'auteur de l'hymne en l'honneur d'Apollon pythien, et Olen, chantre lycien de Délos, qui est cité par Hérodote ^ L'historien lui attribue un hymne en rhonneur de deux vierges célèbres de Délos, Argé et Opis, arrivées dans le pays en compagnie d'Apollon et de Diane. Il ajoute : « C'est cet Olen qui, étant venu de Lycie à Délos, a composé aussi les autres anciens hymnes qui se chantent dans cetîe île. »

Amphion. — On a encore moins de renseignements sur Amphion, célèbre parles vers d'Horace: « On a dit

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