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HISTOIRE DE LA LITTÉRATURE r.RECQl'E 19
aussi d'Amphion, fondateur des remparts de Thèbcs, qu'il faisait mouvoir les pierres au sonde sa lyre et par ses paroles harmonieuses les menait où il voulait \ » D'après les anciennes traditions, il était issu des premiers rois du pays, et il avait reçu d'Apollon le don de la poésie.
Chants populaires de la Grèce. Le linus. — Voilà tout ce qu'on peut recueillir de moins incertain sur les chantres de l'époque mythique. Outre le linus ou hymne de douleur, on fait remonter jusqu'à eux trois autres chants, populaires chez les Grecs, l'hymne nuptial, ou chant d'hyménée, le thrène (lamentation) ou chant des funérailles, eilepêany chant de victoire, consacré d'abord exclusivement aux louanges d'Apollon, puis à celles de tout autre dieu. Nous trouvons dans Homère des preuves de l'antique existence de ces trois formes de chants populaires.
Le chant d'hyménée — Dans la description des sujets représentés sur le bouclier d'Achille, le poète raconte une fête nuptiale. Les jeunes mariées sont promenées par la ville, au milieu de danses et des accents des flûtes et des instruments à cordes. * L'hyménée retentit avec force- », dit Homère. Lemêmedétail, les mêmes expressions se lisent dans la description du bouclier d'Hercule attribuée à Hésiode ^. Un poète latin, Catulle, nous a conservé des épithalames ou chants de noces. Dans le premier''' paraît à tous moments ce refrain: 0 Ilijynénée Hy^neyi, Hymen à Hyménée, ou encore : lo Hymen Hyménèe io. lo Hymen Hyménèe. Dans le second la formule est légèrement