Aiijourd'liui les Koiirdes
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brusque, il les gourmande; pri^ires, menaces, col<'re, il emploie tout pour les sauver. Enfin l'armée arrive à une montaf^mo, nommée Thcch^s; on atteint le sorninet. Tout à coup on ap(3rçoit la mer : ô joie ineflable ! la mer, c'est le chemin de la patrie, c'est le salut, c'est le retour :
Quand les premiors lurent au sommet «le la monla/^'ne fl eurent aperou la mer, ils poussèrent fie f^rands cris. Xénophon et l'arrière-garrle les entendirent et crurent qu'en tête on avait rencontré de nouveaux ennemis, car en queue on était poursuivi par les gens dont on venait de brûler le pays. Cependant les cris redoublent, se rapprochent, et les soldats qui se succèdent s'élancent au pas de course vers ceux qui ne cessent de crier, et les cris redoublent à mesure que le nombre augmente, et Xénophon juge qu'il y a là quelque chose d'extraordinaire. Il monte à cheval avec Lycius et les cavaliers pour porter secours. Mais bientôt ils entendent les soldats qui crient: la mer! la mer! Ce mot vole de bouche en bouche; alors tous accourent, et l'arrière-garde, et les équipages, et les chevaux. Quand l'armée entière est arrivée au sommet, ils s'embrassent les uns les autres, ils embrassent les généraux, les officiers, tous pleurent. Et aussitôt, sans qu'on sache de qui vint Tordre, ils apportent des pierres et font un grand tertre. Ils y déposent beaucoup de boucliers en cuir de bœuf, des bâtons et des boucliers d'osier pris à l'ennemi *. «
Tout n'est pas fini, mais le courage est revenu avec l'espérance. On traverse la Golchide, malgré les Colchidiens qui sont battus ; on arrive à la ville grecque de Trapézonte, presque au fond du Pont-Euxin. On marche à gauche sur Gérasonte ; bientôt on s'embarque pour Sinope, où Ghérisophe e?t nommé général en chef. Il faut encore souffrir et combattre. Repoussés d'Héraclée, les Dix-Mille arrivent au port de Carpe, en Bithynie ; là il faut culbuter les Bithvniens soutenus