‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 115 sur 267 · TV · texte numérisé non relu

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par les troupes du satrape Pharnabaze, puis on arrive à Chrysopolis de Chalcédoine \ Anaxibios, chef de la flotte de Sparte, à l'instigation du satrape, les appelle à Byzance, où ils sont trahis ; l'harmoste Spartiate de Byzance, Aristarque, sert aussi les vues de Pharnabaze, et ils sont réduits à se mettre au service du petit roi thrace Seuthès. Après de nouveaux mécomptes, ils entrent en pourparlers avec des envoyés Spartiates et passent à Lampsaque, pour aller combattre le satrape Tissapherne, sous les ordres du général lacédémonien Thymbron. Là se termine la retraite des Dix-Mille ; l'auteur, arrivé à la fm de son récit, résume ainsi les travaux de cette vaillante petite armée :

Le total du parcours entier, marche et retraite, est de deux cent quinze étapes, comprenant mille cent cinquante-cinq parasanges ou trente-quatre mille six cent cinquante stades. (5,800 kilom.) La durée, marche et retraite, est d'un an et trois mois.

Cette rapide analyse a permis déjà d'apprécier Pintérôt du récit et le rôle important du narrateur dans cet émouvant épisode, A Pascendant de Pexpérience et des qualités militaires se joint celui du caractère et de l'éloquence : il domine cette armée d'hommes libres, toujours prête à discuter les ordres de ses chefs, par l'autorité de sa vertu modeste, de cette piété pratique qui se mêle à tous les actes de sa vie, et aussi par cette parole simple, claire, précise dans son abondance, mise au service du bon sens et de la raison. Le style du récit ne diff'ère pas de celui des harangues : ce n'est plus la langue de Thucydide, forte, concise, violente dans sa hardiesse ; c'est la réunion des qualités que Pou désigne sous le nom d'atticisme,

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