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exilés thébaiiis so sont glissés dans Tluîbes et, après avoir soulevé la population, ont chassé les envahisseurs de la ville et de la citadelle, Xénophon se décide à voir dans cette mémorable délivrance; la main de la divinité :
Ce fut, (lit-il, uiH! putiiliori infli^''é<î aux Luc^îflémoriif'ns qui l'urenL chàLiôs uuiqut'ineril par les victimes de leur irijusl.ioe *.
Malgré cette partialité, dont Fhistorien ne s'est pas rendu compte et qui aveugle plus d'une fois son esprit naturellement lionnôte et juste, malgré les autres défauts que nous avons signalés dans les NeUé/tiques^ cet ouvrage, dont l'ensemble est irïi partait, offre encore, dans beaucoupde passages, un intérêt véritable. Quand Xénophon a été lui-même témoin des faits, il les raconte avec une vivacité et une élégance dignes de 1'^nahase. Des anecdotes piquantes, des scènes rapides, des caractères agréablement tracés, des harangues, moins fortes et moins profondes que celles de Thucydide, mais faciles et quelquefois émouvantes, enfin le charme de ce style dont nous avons apprécié déjà le naturel, la grâce, Taimable abondance, telles sont les qualités des Hellènique-è. Elles contrastent sur tous les points avec V Histoire de Thucydide ; mais, quoique bien inférieures aux i/M5es d'Hérodote, elles s'en rapprochent par plus d'un trait : il y a entre elles un air de famille.
IjAgèsilas reproduit quelquefois textuellement les récits des Helléniques. L'auteur retrace dans ce court ouvrage les qualités militaires de son héros : il énumère avec complaisance ses vertus, sa piété, sa juslice, la pureté de ses mœurs, son patriotisme. Il célèbre sa belle vieillesse, il exprime les regrets qu'a