Sur les uocos de Julia et de Maiilius, Car») , LXL
20 iiiST(Uiu: i)K r.A r.i rir;n\T(iu: r.nzr.oî'E
in()(lili(''(; : Ihimci <) Ihpw'.w't^-, arrirjt lliinvn. ô Ibpnèar('\ Il est certain que le poète n'a pas inventé ces formes et qu'elles remontent à une hauteantiqaité ; peutôtre môme ce refrain était-il primitivement toute la chanson.
Lethrène. — Le thrèrip n'est pas moins ancien; les Troyens le chantent dans les funérailles d'Hector :
Lorsqu'ils IVuivnl i)ortr dans sa fameuse demeure, ensuite ils l'étendirenL sur un lit bien tourné, et mirent près de lui des chantres qui commencèrent les thrènes; ceux-ci faisaient entendre leurs chants plaintifs et funèbres; et les femmes npondaient par leurs gémissements «.
Le même usage est attesté par les tragédies des Perses et des Sept Chefs, où nous trouvons le thrène dans toute son étendue.
Le péan. — hepèan a sa place aussi dans l'Iliade, non plus comme un hymne en l'honneur d'Apollon, le dieu vainqueur, mais comme un simple chant d'allé-resse Quand Achille a tué Hector, il dit aux Grecs qui rentourent : « Chantons le péanK » Le même mot est employé par Eschyle ' pour le chant qui doit fêter le retour d'Agamemnon et la* rentrée d'Oreste à Argos. Enfin c^est un péan que, suivant le même poète, entonnent les Grecs àSalaminc, au moment où ils engagent la bataille ^ ^ ■ x
Ces témoignages empruntés en grande partie à Homère nous conduisent directement à la seconde période de l'histoire littéraire delà Grèce, à l^période épique.