‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 121 sur 267 · Acharniens, v · texte numérisé non relu

Acharniens, v

« De là, Périclès l'Olympien lançait des éclairs, des foudres, bouleversait toute la Grèce. »

Cicéron, au chap. IX de VOrator, dit : « Qui, si tenui génère uteretur, nunquam ab Aristophane poeta fulgere, tonare,permiscere Graeciam dictus esset. »

Eu polis a dit de lui : « La persuasion résidait sur ses lèvres et il laissait l'aiguillon dans l'esprit de ses auditeurs. »

Ici de Périclès

La voix, Uardente voix, de tous les cœurs maîtresse, Frappe, foudroie, agite, épouvante la Grèce.

A. Ghénier. {De V Invention,)

2. Bndus, ch. XI: «Hujus suavitaie maxime hilaratse sunt Atbeuae ; hujus ubertatem et copiam admiratœ, ejusque vim dicendi terroremque timuerunt. »

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porté, il parlait avec véhémence; il introduisit l'usage d'une action violente, rejetant son nrianteau sur ses épaules, lan(;ant ses bras et se frappant la cuisse. C'est bien Tliomme que nous présentent Aristophane et Thucydide, celui qui entraînait l'assemblée d'A thènes à voter l'exécution en masse du peuple de Mytilène * ; mais le lendemain, nous l'avons vu, grâce à la rétlexion et aux sages paroles de roratcur Diodole, le peuple revenait sur cette monstrueuse décision et infligeait aux vaincus un châtiment moins atroce.

Alcibiade. — Nous ne citerons pas d'autres démagogues qui atteignirent ou dépassèrent la violence de Cléon, sans avoir son talent. Au-dessus d'eux il faut placer cette étrange figure d'Alcibiade, neveu de Périclès et formé à son école, mélange bizarre de qualités et de vices, qui a servi avec éclat son pays et lui a porté des coups irréparables. On a vu déjà plus haut son portrait esquissé par Thucydide, quia reproduit aussi fidèlement les traits disLinctifs de son éloquence que son caractère moral et politique. Mais Alcibiade est déjà, comme orateur, un élève de ces maîtres de rhétorique que nous allons voir s'établir et briller à Athènes ; il est aussi disciple de Socrale. Il en est de même de deux autres hommes politiques, encore plus tristement célèbres, membres du gouvernement des Trente, Théramène et Critias. Théramène paya de sa vie sa modération tardive, et périt victime de Critias. Celui-ci, plus décidé et plus conséquent dans ses violences, lut à la fois un homme d'État, un orateur, un poète élégiaque et l'auteur de traités politiques analogues à ceux de Xénophon. Il est désigné aussi comme un des plus remarquables disciples de ces maîtres siciliens qui ouvrirent école à Athènes,

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