Voir chap. XI, pages
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son adversaire '. Mais cet arj,'entf;agn('i, après tout, par un travail honi)ftte, était nf'îcessaire à Dénriosthène qui avait (Hé dépouillé presque complètement de la fortune de son père. Puis DérnosHiène eut toujours, comme Isocrate, comme Hypéride, comme Andocide, le goût et l'habitude d'une vie très lart^'e. Enfin l'orateur public h Athènes était moralement astreint à de fréquentes et coûteuses dépenses, contiibutions volontaires, hiérarchies, chorégies, nombreuses correspondances à l'étranger, dépulations et enquêtes, dont souvent les frais restaient à sa charge. Il était donc prudent de n'aborder la vie politique qu'après avoir acquis une certaine aisance et de se ménager les moyens de la conserver.
Un critique contemporain - a prouvé que Démosthène, même au plus fort de ses luttes retentissantes contre Philippe, continua encore le métier de logographe. La plupart de ses plaidoyers ne sont pas, comme on Ta répété toujours, des œuvres de sa jeunesse; ils ont été écrits dans la maturité même de son âge et de son talent, et, malgré le préjugé qui a détourné d'eux l'attention des anciens et des modernes, les grandes qualités delà composition, de l'argumentation et du style les mettent à la hauteur des discours personnels du puissant orateur.
Démosthène entre dans la vie politique. Discours sur les symmories. — Démosthène avait à peu près vingt-sept ans, quand il prononça devant l'assemblée du peuple son premier discours politique (3o4). Le bruit s'était répandu que le roi de Perse préparait une expédition contre la Grèce. Le jeune orateur,
1. Contre Cfcsiphon. « De triérarquc il devJDt logographo, scandaleusement infidèle aux traditions paternelles. »