‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 15 sur 267 · Odyssée, I, 154. ibid. v. 325 et suiv · texte numérisé non relu

Odyssée, I, 154. ibid. v. 325 et suiv

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Phémius, tu connais bien {l'uutres récits, aventures de; héros et de (lieux, qui divertissent les mortels et que répètent les chanteurs. Choisis un de ces récits pour le chanter à cette table, et que ceux-ci boivent le vin en silence. Mais arrèUî ce triste chant qui sans cesse dans mon sein déchire mon cœur; car c'est moi surtout qu'a i'rappéf^ une douleur inconsolable: celui que je pleure est si grand ! si présent est le souvenir de celui dont la gloire s'est répanrhic dans rilellade et jusqu'au milieu d'Argos!

Nous retrouvons Phémius au moment où Ulysse fait justice des poursuivants de Pénélope'. Le roi excepte de sa vengeance le chantre mélodieux que les dieux inspirent, et qui, d'ailleurs, comme il le rappelle, n'a jamais chanté que par contrainte dans les festins des prétendants.

\J Odyssée nous fait connaître un autre de ces favoris des dieux, qui, lui aussi, prend pour sujets de ses chants les combats et les aventures des héros contemporains ; c'est Démodocus, le chantre des Phéaciens, aveugle comme Thamyris, mais non, comme lui, privé de la poésie. Il paraît dans le festin que le roi Âlcinoûs donne en l'honneur de son hôte inconnu. On le fait asseoir sur un riche siège, on l'appuie contre une colonne, on suspend sa lyre au-dessus de sa tète, puis on place devant lui une corbeille et une coupe. Quand le repas est achevé, il prend une lyre et raconte la querelle d'Ulysse et d'Achille dans le superbe repas des dieux. Pendant que Démodocus chante, Ulysse se couvre la tête de son manteau et verse des larmes 2. Dans un autre festin, c'est Ulysse lui-même qui désigne au chanteur comme sujet l'épisode du cheval de Troie 'K

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