‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 155 sur 267 · Diodore, XVI · texte numérisé non relu

Diodore, XVI

466 niSTOiRi: de la lu iï;katlrk (.hfxque

Non, AInxandro n'ost pas mort, sV-cria D^'-ma^Jf, car touU' l;t terre serait remplie de l'oflfur de son cadavre.

Comme on rincriminait h propos d'un décret:

Ce n'est pas moi, dit-il, qui ai porté ce décret, c'est la guerre qui l'a écrit par la lance d'Alexandre.

Après la mort du roi, il fit cette réflexion piquante et profonde :

La puissance macédonienne, privée d'Alexandre, ressemble au Cyclope qui a perdu son a^il.

Il connaissait le caractère de ses concitoyens celui qui disait :

Les Athéniens ressemblent aux tlùtes ; si on leur enlève la langue, il ne leur reste plus rien *.

Il raillait leur humeur belliqueuse et disait qu'ils ne votaient jamais la paix qu'avec des vêtements de deuils

Nous connaissons par notre La Fontaine ^ un apologue de Cérès, Vanguille et Vhirondelle que Démade raconta un jour à l'assemblée inattentive et bruyante. Aussitôt on fait silence, on écoute :

Les trois voyageurs ont rencontré un fleuve ; l'anguille, en nageant, l'hirondelle, en volant, Pont bientôt traversé. — Et Gérés, que fit-elle? s'écria l'assemblée. — Cérès, elle est irritée contre vous qui néghgez les affaires de notre patrie pour vous amuser d'une fable !

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