Xénophon, ^few^o?V^.<f, II. S
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publique; il éla\l dpistate ou chef de la section. Il comballil éner^iquement dans le s^n.'il la proposition contraire aux lois de juf^er tous les ^6néraux en masse, et il s'ellorça vainement de détourner ses concitoyens d'une grande injustice qu'ils regrettèrent bientôt amèrement; car, quelques années plus tard, les accusateurs furent poursuivis et condamnés'. Dans sa défense, Socrate, si l'on en croit le langage que lui prôte son élève Platon, rappelait lui-même cette affaire:
Seul outre fous les prvlanes, je iii'(»pp<)sai à in violiiLioii dob lois, et je votai contre la proposition. V05 orateurs t'-laieut prêts à me dénoncer et à me citer devant vous, vous les «'ri pressiez par vos clameurs; cependant je crus que je devai.courir ce danger, en me rangeant du côté de la loi et de Tri justice, plutôt que de voter avec vous, par crainte de la prison ou de la mort-, quand votre sentence était injuste.
Le despotisme des Trente le trouva aussi résolu et aussi calme que le despotisme populaire. Pour le compromettre dans leur gouvernement, ils lui avaient donné l'ordre d'aller arrêter, lui cinquième, à Salamine, un citoyen, nommé Léon, qu'ils voulaient mettre à mort. Les quatre autres obéirent. Socrate retourna chez lui, et sans doute il aurait payé de sa vie cette désobéissance, si le gouvernement des Trente n'avait été bientôt renversé •.
Son jugement et sa mort. — Malgré cette noble conduite, il fut viclime de la réaction qui suivit la
1. Voir nos Principes de composition et de ^lijle, pag. 285 et suivantes. Cette affaire y est exposée à l'occa>iou dun discours dY'It've, Socrate défend les généraux camqueurst auj- lies- Aryt- /iîfsei
2 Platon. Apologie de Socrate. ch. 20.