‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 164 sur 267 · Cicérou. Oi'ai'jf, ch · texte numérisé non relu

Cicérou. Oi'ai'jf, ch

HISTOIRE DE LA LITTÉHATUHE GHEC^yE i-9'^

grâce et tout ensemble la majesté de son style. Voie comme il détînit le temps et l'éternité :

Gomme la création ne pouvait ressembler en tout à l'idée éternelle, Dieu fit une image mobile de l'éternité, et au moment où il créa le ciel, gardant pour lui la durée indivisible, il nous donna une image divisible de réternité, c'est ce que nous avons appelé le temps ^ Car les jours, les nuits, les mois, les années, qui n'étaient point avant la création du ciel, lurent tirés du néant en même temps que le ciel était ordonné; or ce sont là des parties du temps. Et nous, sans nous en douter, nous transportons le passé, le présent et le futur, images du temps créé, à l'essence éternelle : c'est un tort. Nous disons d'elle qu'elle a été, qu'elleest, qu'elle sera. Elle est, voilà le seul attribut qui lui convienne, selon le langage de la vérité; le passé, le futur doivent être appliqués seulement à cette génération successive qui se voit dans le temps. Car ce sont deux mouvements : or l'éternité est essentiellement fixe et immobile ; la vieillesse et la jeunesse sont des manières d'être qu'elle rejette et pour autrefois, et pour maintenant, et pour plus tard. En un mot, elle n'a aucun des accidents que la naissance a attachés aux créatures sensibles ; ce sont là des attributs du temps, simulacre de réternité, et dont les révolutions sont soumises au calcul -.

A côté de cette admirable définition toute philosophique, plagons un beau morceau de morale sur le respect dû à l'âme. Il semble qu'on y voie le développement d'un passage des Vers dorés que nous avons cité à propos de Pythagore ^:

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