Voir Virgile, Eglogues, X, Gallus, v
Ibo et Chalcidio.o quse sunt mihi condita venu Carmina pastoris siculi modulabor avenu.
v)36 HISTOIRE DE LA LITTÉRATI-RE GRECQrF.
Malgré co lilre do Ilhodien qui est resté attaché à son nom, il était né à Alexandrie, vers le milieu du iii« siècle; il y fut élevé et y suivit les leçons de Callimaque. Attaqué par l'envie, après le grand succès de son poème des Ar g onautiqups qu il lui fort jeune aux fêtes d'Apollon, calomnié auprès de Ptotémée Pliiladelphe, il se vit forcé de quitter sa patrie, et alla ouvrir à lihodes une école de grammaire et de rhétorique. Mais il n'avait pas dit un éternel adieu à son pays natal. Après la mort de Callimaque, son maître, devenu son ardent ennemi, il fut rappelé à Alexandrie, et la direction de la bibliothèque, dans laquelle il succéda à Ératosthène et qu'il conserva jusqu'à sa mort (188), fut une éclatante réparation.
Pourquoi cette colère qu'excita chez les lettrés d'Alexandrie, et en particulier chez le plus célèbre de tous. Callimaque, l'apparition du i^ohme des Aî^gonautigues? C'était une opinion admise à cette époque, et Callimaque l'avait soutenue entre tous, que l'épopée homérique n'était plus poss.ible. Les deux sentiments qui font vivre ce genre, la religion, le patriotisme, n'existaient plus. Il ne fallait donc pas user ses forces dans une tentative inutile; Théocrite le pensait aussi bien que Callimaque^ quand il faisait dire à un de ses chevriers':
Je voue une grande haine et à l'architecte qui s'efforce d'égaler au sommet d'une montagne la demeure d'Oromédon, et à ces oiseaux des Muses qui, luttant par leur cris contre le chantre de Chic, se consument dans un effort stérile ^
Ce qu'admettaient Callimaque et les autres, c'étaient de petites compositions à l'usage des beaux esprits et des belles dames d'Alexandrie. Aux épigrammes, aux