Idylles, \U
élégies, aux hymnes, aux pièces champêtres ou satiriques, il n'était permis de joindre que des légendes qui ramèneraient les héros anciens aux proportions des âges nouveaux; à l'épopée devait succéder le conte épique. Lui-même, arrivé à la vieillesse, Galliraaque, donna l'exemple de ce genre de composition dans son Hécalé, L'héroïne de cet ouvrage, dont il ne reste que de courts fragments, était une vieille femme qui avait reçu Thésée la veille du combat contre le taureau de Marathon.
Nous verrons, en étudiant Théocrile, que ses idylles mythologiques et héroïques ont toutes le même caractère. C'est là que le poète romain, Ovide, en traitant le sujet de Philémon et Baucis^ a cherché ses inspiralions.
Examen du poème des Argonautiques. — Au reste le poème d'Apollonius, malgré ses six mille vers qui faisaient pousser des cris d'épouvante aux littérateurs d'Alexandrie, par la physionomie et le ton du récit, par le caractère des personnages, hommes et dieux, par la nature de l'intérêt, confirme plutôt qu'il ne confond les théories de Callimaque. Nous avons vu déjà* qu'il est loin de la sublimité énergique et rapide de Pindare ; nous verrons tout à l'heure que ?es récits ne ressemblent pas plus à ceux de V Iliade et de V Odyssée qu'aux hardis tableaux du poète de Thèbes, et qu'il est bien moins voisin d'Homère que de son contemporain Théocrite, le chantre des bergers.
Le plan. — En effet, l'épopée des Argonautiques , divisée en quatre chants, prête beaucoup à la critique sous le rapport du plan, de l'action, des caractères, du style même. L'analyse de Vlliade et de VOdyssée nous a