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562 HISTOIRE Di; la LiriÉnATiinE grecque
Moschua. — Mosfhus, do Syracuse, élève cl ami do Bion, lui ressemble beaucoup par les qualilos et par les défauts de son style. U Amour fufjrlif ^^i u n petit tableau délicat et spirituel. IjEnlôveinent d l'hir( pe se rapproche par le sujet et par l'étendue des ^'randes idylles mythologiques de Théocrite. La 111° idylle, le Chant funèbre en l honneur de Bion, est souvent citée comme modèle de ces hymnes funèbres dont nous avons parlé* et qui s'appelaient e7/nwsfa/7uio.s). La plus touchante est la IV® qui a pour titre : Mégara, femme dHercule. Pendant que le héros est descendu aux enfers, Alcmène, sa mère, et Mégara, sa femme, sont déchirées ';ar l'inquiétude et la douleur, et leur conversation a souvent une grâce pleine d'ellusion. Citons une courte et aimable petite pièce qui se rapproche des poésies anacréontiques et de la Quenouille de Théocrite :
Lorsque la mer d'azur est mollement caressée par la brise, mon âme timide s'enhardit ; alors je n'aime plus la terre, ce calme m'attire beaucoup plus. Mais quand retentit l'abîme blanchissant, quand le flot se courbe écumant et que les grandes vagues sont furieuses, alors je cherche du regard la terre et les arbres; je fuis la mer, c'est la terre que j'aime, c'est l'ombre des bois qui me charme. Là, lorsque le vent souffle avec violence, on entend chanter les pins. Malheureuse est la vie du pêcheur! sa barque est sa demeure, la mer son chantier, le poisson, sa proie fugitive. Mais moi j'ai un doux sommeil sous le platane à l'épais feuillage, et j'aime à entendre le murmure voisin de la fontaine, dont le bruit charme l'homme des champs, sans troubler son cœur.
Nous retrouverons souvent chez Virgile et chez tous les poètes bucoliques ces douces et aimables images.