Ibid, ch
çon de I^ome. Polyhe se lailsur ces anecdotes suspectes ou fabulonsos; il ne sY'carle pas de Tcxacle et stricto vérité. Il n'est pas cependant suipect do prévention contre Home : Tite-Live, l'historien national, l'a suivi pas à pas, et l'on a pu dire que l'histoire do cet étranger, de ce vaincu , est un monument élevé au génie et à la grandeur de Rome.
Analyse de l'histoire dePolybe. — Malheureusement de ce vaste ouvrage qui a frappé d'admiration Machiavel, Bossuet, Montesquieu, il ne reste que des fragments assez considérables. Sur les quarante livres qui le composaient, les cinq premiers seulement nous sont parvenus complets.
Le véritable sujet dePolybe, c'est l'histoire dumonde à partir de la seconde guerre punique jusqu'à la conquête définitive de la Macédoine et à la chute de Carthage et de Gorinthe. Il nous le dit dès le début de son premier livre. Il a pris la suite de l'ouvrage d'Aratus.
Mon point de départ est la CXL» olympiade et, comme faits, la guerre sociale que dirigeait contre les Étoliens de concert avec la Ligue achéenne, Philippe de Macédoine; en Asie la guerre de Gœlésyrie entre Antiochus et Ptolémée Philopator; en Italie et en Afrique, cette terrible lutte qu'on appelle la guerre d'Annibal.
Mais nous avons vu pour quelles raisons il a fait précéder son récit principal d'une magistrale introduction qui remplit les deux premiers livres. Le troisième embrasse les événements de la deuxième guerre punique, dont l'auteur distingue et fixe avec précision les commencements, les causes, et les occasions ou prétextes * jusqu'à la bataille de Cannes. Le livre qua-