‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 201 sur 267 · Ibidem. Nuiic demun redit animus (ch. m · texte numérisé non relu

Ibidem. Nuiic demun redit animus (ch. m

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l'empire romain iino organisation offir:ielle : dans cha(|iie roy(;r détudf^s, en Ilalie, en Gaule, on rj[('M:e, en Asie-Mineure, en E;^'ypte, des chaires furent cr^iftas r6guliôrernent//]e larges traitements furent attribués aux professeurs; on renouvela môme pour ceux-ci, quelque fût leur enseignement, un nom décrié depuis Socrate, mais qui reprit faveur, celui de sophistes; ce mot devint alors synonyme de rhéteur, philosophe, professeur d'éloquence. Il y eut trois ordres d'études, la philosophie, la rhétorique, et la politique, c'est-à-dire l'art de faire parler en beau langage les hommes d'État elles généraux des temps passés. On commençait par la philosophie, sans doute par cette raison que l'art de penser doit précéder celui d'écrire; quant à la politique, elle ne fut, en réalité, qu'une branche de la rhétorique. Le grand professeur ou orateur politique du second siècle, Aristide, disserte élégamment, dans les compositions qui nous ont été conservées, sur l'envoi de renforts au général Nicias, sur les avantages de la paix que proposent les Lacédémoniens vaincus à Pylos, contre la destruction d'Athènes prise par Lysandre : ce sont les sujets que traitaient naguère encore nos élèves de rhétorique.

En général, chaque école n'avait qu'une chaire officielle de rhétorique, une seule de politique. Mais la philosophie conserva longtemps quatre chaires attribuées aux quatre doctrines de l'Académie, du Lycée, des Épicuriens et des Stoïciens. L'État impartial rétribuait également les représentants de ces quatre sectes autrefois rivales. Les professeurs étaient désignés par un jury : la nomination définitive appartenait à l'empereur. Si aucun des candidats n'obtenait la majorité des suffrages, l'empereur décidait. Pour les chaires de philosophie, le traitement s'élevait à dix mille drachmes (environ 9,000 francs de notre monnaie). Il y avait des traitements moins élevés, attribués sans

doute à des suppléants ou à des chaires d'un ordre inférieur.

N'oublions pas, d'ailleurs, qu'au salaire assuré par l'État se joignaient d'autres bénéfices souvent considérables ; car les leçons des maîtres n'étaient pas gratuites : les élèves payaient largement l'honneur de suivre les leçons d'un des grandsprofesseurs du temps. UnDion Chrysostome, un Hérode Atticus, un ^lius Aristide, entourés d'une foule de disciples, arrivaient bien vite à une opulence fastueuse.

Parmi les professeurs d'une même école, il semble qu'il y en avait un quijjouissait d'une sorte de préséance comme les"doyens de nos Facultés. Au temps de Marc- Aurèle, le célèbre sophiste Hérode Atticus exerça cette supériorité sur l'enseignement philosophique de l'école d'Athènes ^

Ces études oftlcielles profitèrent certainement à la culture générale des intelligences et entretinrent dans les classes élevées de la société gréco-romaine le goût des choses de l'esprit. Mais elles ne pouvaient susciter une véritable renaissance littéraire : plus que jamais, sous la direction de ces professeurs d'État et par l'influence de leurs leçons et de leurs écrits, le commentaire, le goût de la compilation et des recherches savantes devaient régner dans la littérature, dans l'histoire et dans la philosophie. Plus que jamais aussi devait se répandre cette éloquence déclamatoire et vaine que les rhéteurs enseignaient dans leurs chaires et qu'ils allaient promener de ville en ville. Car, par un usage renouvelé des sophistes du temps de Gorgias*, ces nouveaux sophistes donnaient partout, en Grèce, en Asie-Mineure, en Egypte, en Italie, de véritables

1. Nous avons puisé ces renseignements dans l'excellent ouvrage de M. Petit de Julleville, que nous avons déjà cité plus haut.

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