‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 218 sur 267 · Sur la mort de Péréginnus, ch. xn et xni · texte numérisé non relu

Sur la mort de Péréginnus, ch. xn et xni

tères fortement tracés, des dialogues vifs, piquants, naturels, avec un style vraiment attique par la franchise, la netteté, la grâce, l'ironie fine et délicate. On s'étonne de trouver perdu dans ce siècle de décadence un contemporain d'Aristophane, de Xénophon, de Platon, digne de ces grands maîtres, quoiqu'il soit moins poète que le premier, moins simple que le second et qu'il n'ait pas le souffle puissant et l'élévation morale du troisième. Si Lucien se rattache étroi-

I tement à ces illustres ancêtres, il a eu aussi des héritiers parmi les modernes; sans parler des autres, on peut dire qu'il a légué à Voltaire son esprit, sa

P vivacité, sa verve étincelante, sa mordante ironie, la richesse et Infécondité de ses ressources, trop souvent aussi, hélas ! le cynisme de ses expressions et de ses tableaux.

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