‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 220 sur 267 · Pages · texte numérisé non relu

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îî('lj6ve sa bollo c.'HTii3r(3, où brille le ^ériie d'OrigùnJi, dont la vie s'étendit de l^'i h i:')^i. Nous n'avons point h jn<>or ici les raisons (]ui ont fait accusfir d'hérésie ce puissant docteur; disons seulement que la pureté de sa foi a été défendue par saint Athanase, saint Grégoire de Nazianze, saint Jean Ghrysostorne, et par d'autres Pères d'une autorité non moins grande. Ses Homélies qui sont au nombre de plus de mille, et son Traité coiitre Celse sur la vérité de la religion, sont des œuvres éloquentes et fortes, malgré la rudesse du style; l'ensemble forme une apologie complète du christianisme.

D'ailleurs, à cette époque, l'œuvre des Pères apologétiques est presque consommée. Le jour de la victoire arrive pour la religion chrétienne ; ses sociétés ou églises couvrent Tempire, bientôt elle va conquérir les empereurs. Si elle a encore à défendre le dogmt^ c'est contre des hérésies qui tendent à en altérer le caractère. A ce rôle ses docteurs joindront celui de prédicateurs; ils parleront dans les temples qui s'élèvent de toutes parts en l'honneur du nouveau culte, ils expliqueront la doctrine et trouveront surtout pour enseigner la morale de l'Évangile des accents inconnus aux rhéteurs que nous avons nommés. C'est une renaissance de réloquence grecque : pour ces orateurs de la religion, comme pour Démosthène, l'orateur du patriotisme, les discours sont des actes; ils ne déclament pas, ils prouvent, ils Remuent, ils entraînent.

C'est sous le règne de Constantin que commence la grande prédication des Pères dogmatiques. lis couvrent de leur éclat le i^'' siècle de la période byzantine, qui, sans eux, serait si pauvre et si vide.

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