Berthault, Introduction, page xxxii
682 niSTomn nr, la littéuature grecque
mcUliode, plus de ri'^niour dialecliqiio. Plus que so> pr(';(lécosseiir.s, il chorcJia la conciliation dfi tous 1<;^ systèmes philosophiques et nriôrne de toutes les doctrines religieuses. H s'appelait lui-même « le pontife de toutes les relij^Mons. »
Beaucoup de ses écrits en prose sont perdus; il en reste encore un grand nombre, qui embrassent la théologie, les mathématiques, l'astronomie, môme la grammaire, sans compter sa polémique contre les chrétiens. Ils sont beaucoup moins confus que ceux de Plotin, et le style est, en général, simple et naturel. Mais ce qui mérite surtout à Proclus l'admiration des hommes de lettres, c'est la verve et l'inspiration vraiment poétique de cinq hymnes dignes des meilleurs temps de la Grèce. Nous citons dans notre Choix de morceaux ti^aduits, l'hymne aux Muses ^ ; la môme élévation de forme et de pensée se trouve dans les hymnes au Soleil et à Minerve.
Certaines dénonciations faites contre lui auprès des empereurs forcèrent Proclus à se retirer en Syrie pendant un an. Il mourut à Athènes en 48o, et, après lui, sa chaire fut occupée par des maîtres distingués, Damascius, Olympiodore, Simplicius. iMais, en o29, un édit de l'empereur Justinien fermait les écoles des philosophes. Les derniers disciples de l'école d'Alexandrie, Damascius, Simplicius, Isidore de Gaza, Hermias, Diogène de Phénicie, se retirèrent chez les Perses. Disons toutefois qu'après la paix conclue en 5o3 entre les Sassanides et l'empire, ces philosophes furent rappelés dans leur patrie. Si l'enseignement leur était interdit, ils purent du moins continuer librement leurs travaux.