Ch. VI, W^-m suiv
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est indulgent pour llélono, et il parle sans amerluinn à ce miséi'iihle Paris (fiii va se cacher au fond du palais, tandis ({ue son IV^re porte tout le poids des combat.'». Aussi comme il est pleuré après sa mort, et quelle expression touchante a la douleur de sa femme, de sa mère et de cette Hélène pour laquelle, comme elle le rappelle, il n'a jamais eu que douceur et bonté ' !
Priam. — ]*riam aussi est indulgent pour Hélène ; c'est avec un sourire qu'il l'aperçoit sur la tour où elle est allée pendant la trêve contempler le combat que doivent se livrer Paris et Ménélas -. La merveilleuse beauté de cette femme arrache à lui et aux vieillards qui l'accompagnent cet aveu fait à voix basse : « Certes, ce n'est pas sans raison que les Troyens et les Grecs valeureux supportent pour une telle femme de si longues souffrances ; elle est tout à fait semblable aux déesses immortelles.^) Et il la fait asseoir près de lui, en l'appelant sa fille ; il la rassure en rejetant sur la volonté des dieux les malheurs de la guerre ; il l'interroge sur les héros qui paraissent dans la plaine. Comme il est touchant, lorsqu'il supplie Hector, à l'approche du dénouement, de ne pas affronter Achille'^! et quelle persuasion éloquente il trouve plus tard pour flérhir le vainqueur, et pour obtenir le corps de son fils ! Citons cette pathétique prière '^ :
Souviens- loi de ton père, Achille semblable aux dieux I II est de mon âge, au terme funeste de la vieillesse. Et peut-être en ce moment les voisins qui l'entourent le pressent, et il n'a