‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 26 sur 267 · Ch. XXIV, V. -ï2o et siuv · texte numérisé non relu

Ch. XXIV, V. -ï2o et siuv

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cependant défendre son rang môme devant elle, et rappeler avec une fermeté qui frappe d'une douce surprise le cœur de Pénélope qu'il est le maître de la maison ^ Favori de Minerve, il étonne et charme par sa maturité précoce les rois ses hôtes. C'est à lui le premier qu'Ulysse, encouragé par Minerve, se fait connaître ; c'est avec lui seul qu'il prépare son plan d'attaque contre les prétendants, et il n'a pas à regretter sa confiance, car jusqu'au dénou-ement, Télémaque sert avec calme et sûreté les desseins de son père.

Pénélope. — Aucun nom n'est plus célèbre que celui de Pénélope, cette autre Andromaque, aussi pure et aussi fidèle, mais plus heureuse que la femme d'Hector. C'est, après Ulysse, le personnage principal du poème, et sa douleur modeste, ses angoisses que redoublent les périls de son (Ils, les questions dont elle presse Ulysse caché sous les traits d'un mendiant, cette émotion qu'elle fait paraître et qui gagne le héros, malgré ses efforts pour se contenir, sa défaillance quand Ulysse lui a prouvé par la description du lit qu'il est bien son mari, tout nous attache à celte femme, et nos larmes se mêlent aux larmes de joie des deux époux.

Moeurs des deux poèmes. — L'intérêt de V Iliade et de VOdj/ssêey soutenu par les incidents du récit et par la variété et la beauté vivante des caractères, Test encore par la vérité des mœurs et par la nature du merveilleux. Les mœurs nous retracent une société encore bien grossière, mais où la naïveté et la rudesse sont tempérées par l'élévation des sentiments et par une véritable grandeur morale. Le contraste môme

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